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Toyota signe un cinquième succès historique grâce à la n°8 de Buemi, Hartley et Hirakawa

Il y a les Toyota et les autres. Dimanche 12 juin, l’écurie japonaise l’a encore prouvée en survolant les 24 Heures du Mans et en signant une cinquième victoire dans l’épreuve, qui en fait l’égale des légendaires Porsche et Audi. Ce succès, Toyota l’a intégré avec autorité, écartant rapidement toute forme de concurrence et le seul suspense a résidé dans le fait de savoir qui de la numéro 7 ou de la 8 allait finalement l’emporter.

Depuis le départ et jusqu’au levier du jour, les deux Toyota, déjà dominatrices lors des quatre dernières éditions sur le circuit de la Sarthe, ont fait jeu égal en tête de la course, se chipant régulièrement la première place à la faveur d’ un écart de conduite de l’une ou d’un arrêt aux stands mieux négocié de l’autre. Le dernier mot est au dernier revenu à l’équipage Buemi-Hartley-Hirakawa, le premier nommé en profitant pour signer une quatrième victoire personnelle dans l’épreuve. Mais le trio Conway-Kobayashi-Lopez a longtemps mené les débats.

Mais vers 7h45 ce dimanche, José Maria Lopez, au volant de la n°7, a ralenti et s’est arrêté. Il est ensuite reparti et a roulé à bonne allure jusqu’à son stand où les mécaniciens sont restés immobiles pendant de longues secondes devant la voiture, visiblement relancée électroniquement à distance.

En tête avec une vingtaine de secondes d’avance au moment de l’incident, la n°7, qui s’était imposée l’an dernier après des années d’infortune, est repartie avec un tour de retard sur la n°8 , déjà victorieuse des éditions 2018, 2019 et 2020.

Les deux Toyota gardaient malgré tout une avancée conséquente puisque la troisième Hypercar, la Glickenhaus n°709 de l’équipage Briscoe-Westbrook-Mailleux, détenait presque cinq tours de retard sur la n°8. Une performance conservée à soulignée et qui contraste avec celle de l’Alpine que l’on présentait pourtant comme la grande rivale des Toyota.

Elle qui avait réussi derrière se glisser à la troisième place les Toyota sur la grille, à vu les deux Glickenhaus la doubler immédiatement de part et d’autre, dès le départ. Dès lors, ce ne fut plus qu’un long chemin de croix pour la firme française qui a essuyé une série invraisemblable d’incidents mécaniques et qui termine au-delà du Top 20.

Pour la grande bagarre ce week-end, il fallait avoir les yeux rivés sur la catégorie GTE-Pro, comme toujours. Et le sort n’a pas souri à l’équipe Corvette, dont les deux voitures visaient la victoire dans la catégorie. La numéro 63, longtemps en tête samedi, a jeté l’éponge vers 9h30, plombée par les soucis mécaniques. Moins de vingt minutes plus tard, le numéro 64, à son tour en tête, a été catapultée dans le rail par une autre voiture. Les bolides jaunes dehors, la Porsche n°91 a profité d’une crevaison de la Ferrari n°51 d’AF Corse pour prendre la tête de la catégorie.

Du côté des célébrités engagées, l’Oreca numéro 1 de l’octuple champion du monde des rallyes, Sébastien Ogier, qui faisait ses débuts au Mans, s’est classé 11e de sa catégorie LMP2.

L’acteur Michael Fassbender, s’est quant à lui retrouvé deux fois dans les graviers autour de minuit et sa Porsche numéro 93 (GTE-Am) a terminé en 16e position de sa catégorie.

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