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TotalEnergies et les banques, sources de carburant pour le Cac 40, Actualité des marchés

Après un lien de 2% vendredi, le Environ 40, poursuivant sur sa naissance, s’est adjugé 0,93%, pour finir à 6.091,91 points, dans un volume d’échanges toujours estival de 2,4 milliards d’euros. L’indice parisien a été porté par les informations selon la Chine fait pression sur les banques pour faciliter le financement des grands promoteurs immobiliers du pays. Il a également favorisé la hausse de TotalEnergies (+2,34% ) et du compartiment bancaire. Pour ce qui est de la major pétrolière, elle a profité de la remontée globale des prix de l’énergie, à la fois l’or noir – le baril de Brent de la mer du Nord progresse de 4,4% à 105,45 dollars – et le gaz, sur fond de disques de chaleur en Europe et d’utilisation intensive des systèmes de climatisation. Les secondes sont tirées par leurs homologues Bank of America et Goldman Sachs, qui viennent de dévoiler leurs résultats au 30 juin.

Désormais, le scénario pour les banques est connu : la banque de détail profite de la hausse des marges d’intérêt, mais l’octroi de nouveaux crédits immobiliers recule sous l’effet de la remontée du taux et du risque de recul, tandis que la revêtent des marchés et les tensions géopolitiques pèsent sur les opérations de fusion-acquisition et la banque d’investissements, tout en favorisant l’activité de trading. Banque d’Amérique (+0,6%) et Goldman Sachs (+2,8%) s’intègrent parfaitement dans ce schéma. Mais ce qui est intéressant, c’est la manière dont les différentes se préparent à la crise. Quand JPMorgan Chase, Wells Fargo et Goldman Sachs ont augmenté leurs provisions pour pertes de crédit de 428 millions, 235 millions de dollars et 667 millions de dollars respectivement au cours du trimestre, Bank of America, la deuxième banque américaine par les actifs, a libéré 48 millions de dollars de réserves, contre 2,2 milliards de dollars un an plus tôt. La suite de la semaine augmentera l’éclairage sur les stratégies des groupes américains face aux turbulences économiques qui se profilent. Au total, 75 entreprises du S&P 500 seront à la manœuvre d’ici à vendredi. Plus près de nous, Alstom ouvrira le bal demain en publiant ses commandes et son chiffre d’affaires au premier trimestre 2022-2023.

L’équipementier ferroviaire sera suivi de Publicis et Thalès, jeudi. L’avant-dernière séance de la semaine sera intense. Ce jour-là, les opérateurs guetteront la remise en service du gazoduc Nord Stream 1, à l’arrêt depuis le 11 juillet pour les opérations de maintenance. Plusieurs responsables européens craignent que Moscou n’utilisent l’arme du gaz comme moyen de pression face aux sanctions liées à la guerre en Ukraine. Il Faut ” se préparer à un scénario où il nous faut nous passer en totalité du gaz russe », a alerté le chef de l’Etat français Emmanuel Macron lors de son allocution du 14-Juillet.

La BCE va-t-elle frapper plus fort ?

Une coupure serait une épine de plus dans le pied de la Banque centrale européenne, qui doit rendre sa décision de politique monétaire, jeudi à 14h15. L’institution a préparé le marché à une hausse des taux directeurs de 25 points de base, la première en onze ans, mais ne devrait-elle pas frapper plus fort ? « Très en retard dans la normalisation de sa politique monétaire, la BCE ne peut plus attendre. Christine Lagarde, sa présidente, devrait donc adopter un ton hawkish, et passer enfin à l’action, avec une première hausse de taux de 50 points de base, contrairement aux 25 points de base anticipés par les marchésestime Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez AllianzGI. Difficile en effet d’imaginer de passer l’été en taux négatifs alors que l’inflation n’en finit pas de progresser en zone euro, avec 8,6% en mai et un pic encore devant nous. La chute de l’euro contre le dollar -qui renchérit le prix des matières premières- est un argument supplémentaire pour la Banque centrale de sa détermination. » La BCE devra aussi préciser les contours de son outil « anti-fragmentation », c’està-dire de soutien aux obligations périphériques, notamment italiennes alors que le président du Conseil Mario Draghi doit s’adresser au Parlement mercredi, après sa démission refusée par le président italien.

Outre-Atlantique, le marché table sur un resserrement « limité » des taux de la Réserve fédérale américaine à 75 points de base la semaine prochaine. Cette désescalade des anticipations, qui étaient de 100 points de base jeudi dernier, est essentiellement alimentée par les propositions du gouverneur Christopher Waller et du président de la Fed de St. Louis James Bullard, décrites comme les plus « hawkish » des membres du comité de politique monétaire et qui privilégie une hausse de ¾ de point de pourcentage du taux des Funds funds.

Solvay voit plus haut

Parmi les autres valeurs, Solvay un grimpé de 4,54%. Le groupe de chimie envisage de relancer ses dépenses pour 2022 après une performance nettement supérieure aux attentes au deuxième trimestre.

Le fabricant de câbles Nexans un prix de 1,83 % grâce à la Société Générale, qui a relevé son avis de « conserver » à « achat ».

Enfin, une association d’actionnaires salariés et anciens salariés d’FED a annoncé son intention d’« introduire une plainte pénale avec constitution de partie civile » contre l’État pour« mise en difficulté de l’entreprise ». L’action reste suspendue de cotation sur un dernier cours de 10,22 euros jusqu’à nouvel ordre et l’État fera connaître ses intentions sur la nationalisation de l’électricien mardi au plus tard.


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