Soutenu par les statistiques américaines, le Cac 40 reconquiert les 6.400 points, Actualité des marchés

Soutenu par les statistiques américaines, le Cac 40 reconquiert les 6.400 points, Actualité des marchés
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Grand soleil au-dessus du Palais Brongniart. Le Environ 40 a fini la séance de mardi en hausse de 1,3%, à 6.430,19 points, dans un volume d’affaires de 3,4 milliards d’euros. La bonne tenue de Wall Street, où le S&P 500, avec un gain de 1,4%, va tenter de s’extirper d’une série de six semaines de baisse d’affilée, a soutenu le marché parisien. Le Dow Jonesindice de référence des gérants, et le Composé Nasdaq, à coloration technologique, profitent aussi d’achats à bon compte après leur piètre performance des dernières semaines. Ils gagnent respectivement 0,78% et 1,93%.

« Ne jamais parier contre le consommateur américain »

Les investisseurs saluent aussi les chiffres des ventes au détail aux États-Unis. Face à la poussée d’inflation, les ménages ont tendance à effectuer des arbitrages, privilégiant les dépenses essentielles (alimentation, logement, transport) au détriment des dépenses discrétionnaires, comme les loisirs ou l’habillement. Confiants dans la solidité du marché de l’emploi – le taux de chômage n’est que de 3,6 % et les salaires se maintiennent à des niveaux élevés – les Américains ont continué à consommer, à bon rythme en avril. Les ventes au détail ont augmenté de 0,9 % sur un mois, après une hausse de 1,4 % en mars (révisée de 0,5 %), selon les chiffres du département du Commerce. Cette donnée est globalement conforme aux attentes des économistes, qui tablaient sur une progression de 1 % des ventes au détail. Neuf des treize catégories de biens passés au crible ont enregistré une hausse de leurs ventes le mois dernier, comme les ventes d’automobiles, d’alimentation ou les dépenses au restaurant. Cette demande soutenue a permis à la production industrielle d’augmenter plus que prévu le mois dernier dans le pays, de 0,8% sur un mois contre 0,4% attendu par le consensus.

« Ne jamais parier contre le consommateur américain a toujours été un bon adage que j’ai gardé à l’esprit tout au long de mes 20 ans d’expérience sur les marchéscommente Paul Ashworth, chef économiste US chez Capital Economics. Malgré la flambée des prix qui pèsent sur son pouvoir d’achat, le consommateur américain semble désormais à lui seul maintenir l’économie mondiale à flot. » Attention, cependant, car les données sur les ventes au détail ne sont pas ajustées de l’inflation. Les données sur les dépenses réelles seront dévoilées la semaine prochaine. En tout état de cause, cet indicateur, ajouté à la hausse de 8,3% sur un an en avril de l’indice des prix à la consommation, devrait conforter la Réserve fédérale américaine (Fed) dans sa stratégie de relèvement des taux d ‘intérêt. Le patron de l’institution, Jerome Powell, a rappelé en fin de semaine dernière que des hausses de 50 points de base des taux des Fonds fédéraux lors des deux prochaines réunions suffiront à endiguer l’inflation. Nul besoin d’en venir à une augmentation de 75 points de base, selon lui.

Le titre Engie survolé

Signe que le consommateur américain ne rechigne pas à mettre la main à la poche, surtout lorsqu’il s’agit de rénover son intérieur, le chiffre d’affaires de l’enseigne de bricolage Home Depot a atteint 38,91 milliards de dollars au 31 mars, bien au-delà des 36,72 milliards attendus par le consensus Bloomberg, soit une croissance de 3,8%, et de 2,2% à nombre de magasins constants. Le profit net, lui, est ressorti à 4,23 milliards de dollars, ou 4,9 dollars par action, contre 3,86 dollars un an plus tôt.

Côté valeurs, Engie, dernière entreprise du Cac 40 à présenter ses comptes au 31 mars, un relevé ses consommateurs pour l’ensemble de l’exercice : l’Ebitda est désormais prévu entre 11,7 et 12,7 milliards d’euros, contre une fourchette initiale de 10,7 à 11,1 milliards. Pour ce qui est du bénéfice net récurrent, il devrait se situer entre 3,8 et 4,4 milliards, des bornes plus larges que les précédentes (3,1-3,3 milliards). Ces estimations ont valu au titre de grimper de 5,3% et de prendre la tête du Cac 40. Concernant l’approvisionnement en gaz russe, le groupe est resté discret sur les mécanismes en cours d’élaboration pour payer son fournisseur, en conformité avec le cadre fixé par Bruxelles, alors que la Russie réclame des roubles pour son gaz. Société Générale (+3,62%) et Schneider Electric (+3,37%) complètent le tiercé gagnant.

A l’inverse, Pernod Ricard un cédé 1,18%, en réaction à l’abaissement d’objectif de cours de Morgan Stanley. Le courtier étau 220 euros, contre 230 euros précédemment. Enfin, Eliorcoté au SRD, s’est envolé de 7,52% à la veille de la présentation de ses résultats du premier semestre 2021-2022.


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