Moscou dit vouloir réduire « radicalement » son activité dans la région de Kiev, Washington doute du « réel sérieux » de la Russie dans les négociations

Moscou dit vouloir réduire « radicalement » son activité dans la région de Kiev, Washington doute du « réel sérieux » de la Russie dans les négociations
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Ce qu’il faut retenir des négociations russo-ukrainiennes ce mardi

Une nouvelle session de pourparlers russo-ukrainiens se déroule mardi à Istanbul en Turquie. Le ministre des affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu, un mardi les « progrès les plus significatifs » depuis le début de la guerre, précisant que les pourparlers ne reprendraient pas mercredi. « Désormais il reviendra aux ministres des affaires étrangères des deux pays de se réunir pour résoudre les questions les plus difficiles », at-il ajouté, au terme de trois heures de discussions entre les délégations russe et ukrainienne. Selon les médias turcs, les chefs des deux délégations se sont retrouvés en tête-à-tête en marge des discussions.

  • Moscou affirme vouloir réduire « radicalement » son activité militaire en Ukraine

La Russie a promis mardi de « radicalement » réduire son activité militaire en direction de Kiev et Tchernihiv en Ukraine. « Les négociations sur un accord sur la neutralité et le statut non nucléaire de l’Ukraine entrant dans une dimension pratique (…), il a été décidé, pour renforcer la confiance, de réduire radicalement l’activité militaire en direction de Kiev et Tchernihiv »a déclaré à Istanbul le vice-ministre de la défense russe, Alexandre Fomine, à l’issue des discussions.

Le chef de la délégation russe et représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, fait état de « discussions spécifiques » et dit que les propositions « claires » de l’Ukraine en vue d’un accord allaient être « étudiées très prochainement et soumises au président » Vladimir Poutine.

Selon lui, une rencontre des dirigeants ukrainiens Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine, et des représentants d’États garants, serait possible en cas d’accord pour mettre fin aux hostilités. « En ce qui concerne une rencontre des deux présidents, nous avons dit depuis le début qu’elle sera possible lorsqu’il y aura un accord (…) La rencontre pourrait être multilatérale, avec la participation d’États garants »at-il dit.

« Après la discussion essentielle d’aujourd’hui, nous nous sommes entendus et révélés que la rencontre se fait pour parapher l’accord »at-il dit. « A condition d'(effectuer) un travail rapide sur l’accord, et de trouver le compromis nécessaire, la possibilité de conclure la paix se rapprochera »a dit M. Medinski.

M. Medinski a qualifié l’approche ukrainienne de « constructif »et indiqué que la Russie lui « donner une réponse ». Selon lui, un éventuel accord serait signé par les chefs des diplomaties des deux pays, en présence de MM. Poutine et Zelensky.

  • Neutralité de Kiev sous réserve de garanties pour sa sécurité de puissances étrangères

Dans une deuxième déclaration à la télévision russe, il a détaillé les propositions présentées plus tôt par Kiev, qui s’engageait à une neutralité sous réserve d’avoir des puissances étrangères garantissant sa sécurité.

L’Ukraine accepterait aussi de ne pas accueillir de bases militaires étrangères et d’adopter un statut « non nucléaire ».

L’Ukraine acceptera d’être neutre si elle « accord international » pour garantir sa sécurité, dont seraient signataires plusieurs pays agissant en tant que garants, a également indiqué le négociateur. La neutralité revient pour Kiev à arrêter à intégrer l’OTAN, une ligne rouge pour Moscou, mais l’Ukraine demande en retour que des États ont activé sa sécurité.

Pour le négociateur en chef ukrainien, David Arakhamia, ces garanties doivent apporter le même type de protection que l’article 5 du traité de l’Alliance atlantique qui stipule qu’une attaque contre l’un de ses membres est une attaque contre tous.

Kiev propose que ces garanties ne soient pas remboursées dans l’immédiat la Crimée, annexée par la Russie en 2014, ni les territoires sous contrôle de séparatistes prorusses depuis 2014. Ces différends pourraient faire l’objet de négociations séparées.

Selon le négociateur russe, Kiev veut que Moscou s’engage à ne pas s’opposer à ce que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne.

  • Joe Biden devait s’entretenir de l’Ukraine avec les dirigeants européens

Le président américain Joe Biden devait s’entretenir avec des dirigeants européens mardi de la guerre en Ukraine, a annoncé la Maison Blanche. L’appel téléphonique, prévu à 9 h 15 heure de Washington (15 h 15, heure de Paris) avec les dirigeants français, britannique, allemand et italien, vice à « discuter des derniers développements concernant l’invasion russe de l’Ukraine »a précisé un porte-parole.

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