«Le père de mon fils a mené une double vie pendant ma grossesse»

Caroline dans la saison 6 de « Mariés au premier regard »
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ENTRETIEN – L’entrepreneuse de 29 ans, candidate de la saison 6 du programme de romance de M6, nous parle de ses convictions, de son mode de vie et de son mariage avec Axel.

«Le cas de Caroline s’est avéré être un défi particulièrement difficile à relever. En six ans d’expérience, nous les experts n’avons jamais été face à un tel profil.» Pascal de Sutter, docteur en psychologie de «Mariés au premier regard», a présenté la maman célibataire de 29 ans comme une candidate très particulière “au mode de vie hors norme qui l’isole du reste du monde” et à la «personnalité entière et inflexible». À la tête de sa propre entreprise de conciergerie, Caroline vit dans un hameau des Hautes-Alpes niché au milieu de nulle part à 1600 mètres d’altitude. Cette vegan amoureuse de la nature et des animaux – elle possède 18 chiens – élève seule son fils de 3 ans et demi depuis sa naissance.

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LE FIGARO. – Comment vous est venu l’idée de vous inscrire à « Mariés au premier regard » ?
Caroline. –
Je suivais l’émission depuis le début et le concept me faisait rêver, l’idée de rencontrer quelqu’un de compatible, mais sans pour autant imaginer y participer un jour. Je suis devenu maman (en août 2018, ndlr), je me suis séparé du papa pendant ma grossesse et, pendant deux ans, j’avais autre chose choisi à l’esprit que d’entamer une nouvelle relation. Puis l’envie de séduire, de rencontrer un homme et de partager mon quotidien est revenu. Mais je me suis rendu compte qu’avec ma personnalité, mes convictions et mon mode de vie dans un hameau de 20 habitants, cela allait être très compliqué. Donc je me suis inscrit au casting de « Mariés au premier regard » pour m’aider à trouver à trouver la personne qui m’a effacé.

À quoi ressemble votre passé sentimental marqué par la naissance de votre fils Loup-Gabriel ?
J’ai eu des jolies histoires d’amour traditionnelles qui ont le plus souvent bien fini. J’ai eu des relations avec des hommes qui m’ont bien respectée. Il ya effectivement eu le papa de mon fils avec qui ça a été très compliqué parce qu’il manquait de confiance en lui et, pour se rassurer, il n’a rien trouvé de mieux que de mener une double vie pendant ma grossesse alors qu ‘il était vraiment très amoureux de moi. Pour se rassurer, si je venais à le lâcher, il s’était créé une solution de secours. Nous nous sommes séparés pendant ma grossesse à cause de cela même si je n’ai su toute la vérité que deux ans plus tard. Je sentais qu’il se passait des choses bizarres… Cela a été la guerre absolue après la naissance de mon fils parce qu’il a survécu mal notre rupture, nous nous sommes disputés la garde de notre enfant et depuis que le tribunal a rendu le jugement, tout s’est apaisé, nous nous entendons très bien. Il peut voir Loup-Gabriel quand il veut et nous sommes devenus amis.

Votre inscription à « Mariés au premier regard » aurait eu un bienfait sur votre entente…
Tant qu’on se détestait, il n’y avait pas d’ambiguïté. Mais quand on a cessé de se détester, il avait l’espoir de renouer une relation avec moi. Il m’a redétesté pendant trois jours et demi quand il a appris mon inscription à l’émission mais sa colère est passée et il a compris qu’il fallait qu’il tourne définitivement la page avec moi. C’est ce qu’il a réussi à faire et nous entendons très bien.

« Je dépense environ 1 500 euros par mois pour nourrir tous mes chiens »

Caroline de « Mariés au premier regard »

Comment pourriez-vous décrire votre mode de vie qualifié de « hors norme » par Pascal de Sutter ?
Il y a une image que j’aime bien, c’est celle d’une photo de deux pommes identiques avec en légende : “Ceci est une pomme et ceci est une pomme biologique”. C’est quand même fou que la pomme biologique ne soit pas appelée la pomme et l’autre la pomme chimique ! Mon mode de vie, c’est pareil, pour moi c’est le mode de vie normal ! (Rires.) Célibataire ou pas, je suis très heureuse ainsi. La complexité de mon quotidien est que j’élève seul un enfant, je gère ma propre entreprise et j’ai aussi tous mes chiens à m’occuper. Par ailleurs, être végétalien, cela veut dire qu’il faut cuisiner beaucoup plus. Ma vie est organisée en fonction de tout cela avec l’aide de gens qui viennent à mon domicile, des jeunes filles au pair ou des WWOOFeurs (des aides contre le gîte et le couvert, ndlr).

Quel budget cela représente-t-il de s’occuper de 18 chiens ?
Financièrement, c’est compliqué car tout est vraiment à mes frais, de la nourriture aux soins vétérinaires. En plus, mes chiens mangent aussi des croquettes vegan et elles sont plus chères que les autres. La nourriture représente à elle seule un poste de dépense d’environ 1.500 euros par mois. C’est un vrai choix personnel, au moins 50% de mon travail sert à subvenir aux besoins de mes animaux. Je récupère de vieux chiens qui sortent de refuges, la plupart viennent de Roumanie, tous leurs vaccins sont à jour.

Comment recommander-nous de vivre pour être en adéquation avec vos convictions ?
Pour moi, la bonne voie, la plus logique, la plus instinctive et donc la plus animale aussi, est simplement de respecter notre lieu de vie. C’est juste cela qui me choque dans mes observations. Un animal ne va pas faire ses besoins dans son terrier pour ensuite se retrouver à dormir dessus. Je ne demande pas à tout le monde de vivre avec 18 chiens mais juste de manger et de consommer correctement, ce sont des fondamentaux qui vont de pair avec notre bonne santé.

Comme a pu le souligner Axel à son sujet, vous ne vivez pas pour autant en ermite au milieu de la montagne…
Au contraire, j’ai une vie très dynamique et mes valeurs ne m’empêchent pas de profiter. Partout où je vais, je mange végétalien et je bois végétalien. J’achète tous mes vêtements et mes accessoires d’occasion. Après, je suis loin d’être parfait mais mes choix sont réfléchis en permanence : si je peux prendre le train plutôt que l’avion, je le fais. Lorsque j’utilise ma petite voiture – qui ne consomme pas beaucoup d’essence – pour de longs trajets, j’essaye d’emmener plusieurs personnes avec moi. J’ai un mode de vie qui ne me fait pas culpabiliser. J’ai aussi envie de casser cette image du vegan qui vit tout seul dans une grotte et qui ne veut pas déranger. J’ai envie de m’imposer, de montrer qu’on peut être vegan, respecter la nature et s’éclater.

« J’ai vraiment cru au mariage qu’on me faisait une blague, que c’était une caméra cachée »

Caroline de « Mariés au premier regard »

Sur vos réseaux sociaux, vous affichez ouvertement votre positionnement contre le vaccin anti-Covid et contre le passe sanitaire. Y avait-il des consignes sanitaires particulières pour vous marier à Gibraltar ?
Non, nous étions plusieurs à mon mariage à ne pas être vaccinés. Seul un test PCR ou antigénique était demandé avant de quitter la France. Je n’ai pas eu à aller à l’encontre de mes convictions et si on m’avait demandé de me faire vacciner, je ne l’aurais pas accepté. Par contre, je ne compte plus le nombre de tests PCR que j’ai dû faire là-bas, plus personne ne portait le masque à Gibraltar.

Et c’est pour ça que vous n’avez pas voulu embrasser le marié…
(Rires.) Je ne pouvais pas à cause du Covid, c’était trop dangereux !

Plus précisément, quelles ont été vos premières impressions en découvrant Axel ?
Très honnêtement, en le voyant, je ne comprends pas. Je me dis qu’il est petit alors que c’était le seul critère physique qui était rédhibitoire pour moi. Je n’ai pas eu de coup de foudre en échangeant mes premiers regards avec lui, je n’ai rien ressenti. Je pense que tous les participants s’imaginent la même chose en arrivant au mariage, qu’il va y avoir un coup de cœur à tomber par terre dès le premier regard. Je ne me sentais vraiment pas bien et il a su me mettre à l’aise, il y avait une bonne atmosphère avec les familles et les proches. Quand je vois ses deux peluches par terre, je me dis qu’on n’est pas dans le même délire vis-à-vis des animaux. Lors du tournage de mon portrait, on m’avait demandé la couleur de costume que je n’aimerais pas voir sur le marié, j’avais répondu le bleu du drapeau de la France… Ce n’est pas contre Axel mais j ‘ai vraiment cru au mariage qu’on me faisait une blague, que c’était une caméra cachée ! (Rires.)

Néanmoins, vous donnez une chance à votre histoire avec Axel en acceptant ce mariage…
Je me suis dit que si je venais de voir en quelques secondes les 20 % d’incompatibilité, cela voulait dire que j’allais être subjuguée par les 80 % de compatibilité en faisant sa connaissance et que l’harmonie intellectuelle allait être évidente. Mais là encore, sur nos convictions et nos valeurs, il n’y a pas de points communs flagrants. J’ai très mal vécu le banquet parce que je réalise que rien ne va. Axel, comme ses amis et sa famille, était très enthousiaste et je me sentais très mal de ne pas partager leurs sentiments. À plusieurs reprises, j’ai attribué à Axel que je ne ressentais rien mais lui avait envie que je lui laisse une chance de prendre le temps de me montrer qui il est vraiment.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à la fin du banquet ?
Je suis très mal parce que je n’y crois plus trop. Je suis déçue parce que j’étais arrivée pleine d’espoir à Gibraltar. Nous avons fini le tournage très tard, j’étais très fatiguée et j’avais hâte de me retrouver seule. Parce qu’à aucun moment dans cette journée, je n’ai pu profiter d’instants toute seule pour réfléchir à ce que j’étais en train de vivre.

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