Hausse des prix “entre 7 et 10%” d’ici la rentrée dans la grande distribution

publié le lundi 16 mai 2022 à 14h07

Pour la Fédération du commerce et de la distribution, le prix pourrait continuer de grimper, jusqu’à atteindre entre “7 et 10 %” d’ici la rentrée. Un niveau d’inflation “énorme” qui a déjà des conséquences sur la consommation des Français.

Lundi 16 mai, Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, s’est montré pessimiste.

L’inflation qui a atteint 4,8% sur un an en avril, devrait encore s’accélérer dans les prochains mois. Elle pourrait atteindre entre “7 et 10%” d’ici la rentrée. “On va vers des hausses qu’on n’a pas connu depuis près de 40 ans”, a prévenu Jacques Creyssel sur le plateau de BFM Business. “Notre prévision actuelle, c’est entre 7 et 10 %, de manière assez rapide”, a assuré le dirigeant de la FCD, organisation professionnelle qui regroupe la plupart des enseignes de la grande distribution.

Une forte hausse des prix qui s’explique par plusieurs facteurs. “Quand on additionne les augmentations issues des négociations commerciales du début de l’année, les augmentations de coûts des distributeurs […] en énergie notamment, et puis l’effet des renégociations en cours, sur beaucoup de contrats qui ont déjà été signés et d’autres qui sont en train [de l’être]sur sérums entre 7 et 10% […] d’ici la rentrée”, a précisé Jacques Creyssel.

L’Insee table déjà sur une hausse des prix de 5,4% en juin. Un niveau d’inflation inégalé depuis novembre 1985 alors que les prix ont augmenté pour presque toutes les catégories de produits, énergie en tête (+26,5%). En avril, les prix de l’alimentation (+3,8%) et des services (+3%) ont aussi fortement accéléré par rapport au mois précédent, où ils étaient en hausse respectivement de 2,9% et 2,3% .

La valse des étiquettes a notamment été forte pour l’alimentation, avec une accélération de la hausse des prix des légumes frais et des produits non frais (viande, pain et céréales, huiles et graisses, etc.). Les prix des services sont eux tirés par les services de transports, notamment le transport aérien, avec des prix en hausse de 22,4% en avril, après +5,7% en mars.

Changement des habitudes des consommateurs

Les Français “commencent à consommer moins de loisirs, d’habillement, même pour la maison et les produits d’hygiène […]. Ils coupent un certain nombre de dépenses, et en matière alimentaire ils font la même chose […]. On consomme moins, on consomme plus de premiers prix, on use plus les promotions”, a souligné le délégué général de la FCD. Mais il prévient “les promotions vont se réduire”. Une situation inquiétante pour les consommateurs mais aussi pour “l’ ensemble de la filière” selon Jacques Creyssel.

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