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Harry Styles électrise l’Accor Arena

Intéressant, souvent, d’écouter les chansons diffusées en fond, avant une entrée en scène. On peut y décrypter de petits messages, plus ou moins subliminaux. Entendus ainsi, mardi 5 juillet, quelques minutes avant qu’Harry Styles fasse chavirer l’Accor Arena de Paris, un tube de One Direction – Meilleure chanson de tous les temps –, chanté à tue-tête par les fans, entre deux standards de Queen – Nous sommes les champions et Rhapsodie bohémienne – reprend aussi en chœur par une génération ayant souvent découvert le groupe de Freddie Mercury grâce à un biopic récent à succès.

Révélé par les hymnes prépubères des premiers et rêvant d’atteindre l’intemporalité des secondes, l’Anglais de 28 ans marche avec panache sur un fil tendu entre chansons pour midinettes et une maturité nourrie de classicisme pop-rock. Récoltant en chemin, et en trois albums solo, le statut de star, parmi les plus « cool » et populaires du moment.

Concert riches en sucreries

Le parcours est suffisamment rare pour être rappelé. Né en 1994, le garçon grandit à Holmes Chapel, bourgade du nord-ouest de l’Angleterre, à équidistance de Liverpool et Manchester. Chanteur à l’ambition précoce, il auditionne, en 2010, pour ” Le facteur X “, télé-crochet britannique où après avoir échoué en solo, il trouve sa voie dans un groupe formé avec d’autres recalés, à l’initiative d’un des producteurs de l’émission. Baptisé One Direction, le quintette s’impose comme le boys band de la première moitié des années 2010. Cinq albums en cinq ans et autant de numéros 1, croulant sous les récompenses et les tournées hystériques. Jusqu’à l’inévitable implosion, engendrée par des désirs d’émancipation.

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Au bout du compte, combien, dans le passé, ont réussi à s’affranchir de ces usines à hits pour imposer, sur la longueur, leur personnalité ? Même pas une poignée. Après l’Anglais Robbie Williams, brillant rescapé du groupe Take That, et l’Américain Justin Timberlake, échappé du boys band NSYNC, c’est au tour d’Harry Styles d’entrer dans ce club très fermé.

D’abord grâce au sérieux d’un premier album, Styles Harry (2017), ancré dans les références « classic rock » et porté par un slow majestueux, Signe des temps. Puis en bifurquant vers une fantaisie mêlant le savoir-faire pop d’hier, aux grooves et tendances sociétales d’aujourd’hui. Réactivant l’androgyne qui avait troublé les premiers fans de Mick Jagger ou David Bowie, Styles l’adapte à la fluidité inclusive de la génération Z dans son deuxième album, Ligne fineet le récent La maison d’Harry.

Premier homme à avoir fait la couverture de Vogue, le chanteur aux multiples tatouages ​​et au sourire effronté ya posé en robe. Dandy cool au carrefour de la virilité et de la féminité, l’ancien petit ami de Taylor Swift et de Kendall Jenner double ses triomphes musicaux de promesses cinématographiques, avec des apparitions dans Dunkerque de Christopher Nolan, une production Marvel, Les Éternelspuis prochainement cette année, Mon policier de Michael Grandage, et Ne t’inquiète pas chérieréalisé par sa compagnie, Olivia Wilde.

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