Covid : qu’est-ce que la vaccination réactive, cette nouvelle stratégie étudiée face à l’épidémie ?

Covid : qu'est-ce que la vaccination réactive, cette nouvelle stratégie étudiée face à l'épidémie ?
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Dans un contexte où l’épidémie de Covid continue de progresser et où les mesures de restriction se sont allégées, la vaccination reste pour le gouvernement l’outil principal de lutte contre le virus et ses formes graves. Des chercheurs de l’Inserm et de l’université de la Sorbonne se sont penchés sur une stratégie, pour augmenter encore le taux de vaccination dans la population.

Des chercheurs de l’Inserm et de l’université de la Sorbonne ont publié une étude modélisant une stratégie pour encourager encore plus la vaccination contre le Covid dans la population. Cette stratégie porte un nom : la vaccination réactive.

La population française est très largement vaccinée. Au 22 mars, Santé publique France indique que 79,4 % de la population présente un schéma vaccinal complet et que 80,8 % a reçu au moins une dose. Pour autant, les contaminations persistent d’augmenter, dans un contexte d’allègement des mesures restrictives.

Alors, face à un virus qui circule toujours fortement et face à des variants plus contagieux, des chercheurs ont réfléchi à des manières de continuer à encourager la vaccination, stratégie sur laquelle le gouvernement se base essentiellement pour lutter notamment contre les formes les plus graves du Covid .

En quoi consistait cette stratégie ?

Et la vaccination réactive en fait partie. L’étude réalisée par les chercheurs de l’Inserm a été publiée le 17 mars dans le journal Communication Nature. Leurs résultats montrent que “dans la plupart des scénarios réactifs, avec un même nombre de doses de vaccins, une stratégie est plus efficace que d’autres stratégies de vaccination pour réduire le nombre de cas de Covid-19″, résume le communiqué de l’institut.

Alors, en quoi consistait cette stratégie ? Elle implique en fait la vaccination de “l’ensemble de l’entourage des cas dans le foyer et le lieu de travail ou de scolarité”. Cette stratégie a déjà été utilisée dans d’autres contextes, note l’Inserm, notamment pour faire face à des vagues de méningites.

Cette stratégie vaccinale s’oppose donc à une stratégie de vaccination massive, puisqu’elle cible davantage l’entourage d’une personne qui a été infectée par le virus. Et les résultats de l’étude ont démontré que cette stratégie est d’autant plus efficace que la couverture vaccinale est plus faible.

Dans quel cas la stratégie est-elle pertinente ?

À titre de comparaison, suivant les projections réalisées, “dans un contexte où la couverture vaccinale est d’environ 45 % et où la circulation virale est élevée, la réduction du nombre de cas sur une période de deux mois passe de 10 à 16 %”avec la vaccination réactive, par rapport à une stratégie de vaccination de masse.

En revanche, si la couverture vaccinale est plus élevée, la stratégie présente moins d’intérêt, puisque par conséquent, l’entourage de la personne contaminée a de grande chance d’être déjà vaccinée. L’Inserm précise que cette approche pourrait permettre”d’atteindre les personnes qui ne seraient pas encore vaccinées et de les convaincre plus facilement de l’utilité du vaccin”.

Autre projection, il “s’agit d’un outil qui pourra aussi être réutilisé et adapté en France dans le cas où une autre variante émergerait et où il faudrait tester l’efficacité d’une stratégie réactive pour administrer d’éventuelles doses de rappel “, indique Chiara Poletto, chercheuse Inserm et dernière auteure de l’étude.

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