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«Capital» (M6) dévoile les supercheries des grands acteurs du marché

Le magazine d’enquête de M6 est attribué, ce dimanche à 21h10, aux manipulations et aux astuces déloyales que déploient les compagnies aériennes ou les agences de la grande distribution pour vendre des vacances pas chères, mais pas toujours si bon marché…

« Capital » présente trois sujets qui ont fait l’objet d’enquêtes de la part des équipes de la production : les nouveaux poids lourds du voyage avec les grandes enseignes telles que Lidl ou Carrefour ; les bases de loisirs avec leurs activités nautiques et enfin, les compagnies aériennes low cost, qui promettent des voyages toujours moins chers… mais à quel prix ! Ce dernier sujet, très intéressant et parfois réalisé en caméra cachée, nous dévoile les pratiques peu orthodoxes de certaines entreprises. Alors qu’un aller-retour Paris New York coûte en moyenne 588 €, il est possible de trouver des billets beaucoup moins chers sur certaines compagnies comme Frenchbee, Norse ou encore Volotea, cette dernière même des billets à 9 € sur certaines destinations.

Des sièges plus étroits et des options devenues payantes

Dans le reportage diffusé sur M6, Marc Rochet, patron de Frenchbee, ancien dirigeant de compagnies (Air Caraïbes, AOM…), explique que pour proposer des tarifs plus bas (moins de 200 € en moyenne pour un billet pris six mois à l’avance), ses équipes suivent les réservations et le taux de remplissage des avions presqu’un an à l’avance. Plus l’avion se remplit, plus les places deviennent chères. Mais elles ne représentent pourtant que 70 % des recettes. Or, un vol Paris New York lui coûte 120 000 €, le carburant représentant 30% du budget et la maintenance de l’appareil 15%. Donc pour être louable, Marc Rochet devrait vendre le billet à 300 €.

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«Commentaire fait-il?», s’interrogent les équipes de « Capital ». Une première astuce consiste à rétrécir la largeur des sièges de 45 à 43 cm, ce qui permet de loger 87 personnes supplémentaires dans la cabine. Et là où les entreprises low cost gagnent le plus, c’est grâce aux dépenses supplémentaires et aux options devenues payantes, de 20 à 45 € ou plus, alors qu’elles sont gratuites sur les grandes entreprises. Exemple : emporter un bagage supplémentaire en soute (35 €), commander son repas à bord (20 €, à commander 48 heures à l’avance), s’installer près du hublot (siège éventuellement « vue mer », 20 €), et ainsi de suite… On arrive très vite à un prix du billet pas si low cost que cela. À bord, le personnel explique clairement que, sur un Paris New York, il réalisera 1200 € de recettes. Le but est de vendre au maximum des friandises et des boissons car les membres de l’équipage perçoivent 21 % de leurs ventes. Frenchbee a d’ailleurs joué le jeu là où d’autres compagnies, à l’image de Ryanair et easyJet, ont refusé d’installer les équipes de tournage.

Une caméra cachée édifiante

Un autre exemple est celui d’Estelle, qui s’embarque pour le Portugal avec deux amies, et qui a payé son billet 139 € avec easyJet. Mais pour ce prix, les trois amies découvrent stupéfaites qu’elles n’ont droit qu’à un petit bagage à main dont la taille est bien définie : 45 x 36 x 20 cm. S’embarquer avec une valise cabine coûte 20 € supplémentaires si l’on a pris soin d’en faire la réservation en ligne, sinon, c’est 57 € lors de l’enregistrement. Donc… Estelle et ses amies décident d’enfiler trois couches de vêtements l’une sur l’autre pour éviter un bagage trop grand.

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Les enquêteurs décident aussi d’en savoir plus et de se faire embaucher aux guichets de l’aéroport de Beauvais. L’entretien, à la signature du contrat, filmé en caméra cachée, est édifiant : « Vous arrivez à l’aéroport, vous signez pour en ch… », prévient le responsable qui fait vite comprendre que le but est de fabriquer le plus possible et sans état d’âme. Une clause du contrat avertit même que l’employé s’expose aux agressions verbales et physiques de la part des clients mécontents.

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En effet, de nombreux voyageurs sont obligés de payer 20 € de pénalité par personne et par sac car ils pensaient que les bagages étaient compris dans le prix du billet. Même tarif si l’on veut faire glisser son sac dans les coffres au-dessus des sièges dans la cabine. De même, si l’on ne s’est pas enregistré sur le site de Ryanair, et que l’on y procède le jour du départ à l’aéroport, on doit payer une pénalité de 55 €. Faire une erreur de réservation et taper son nom dans un cas réservé au prénom par exemple, coûte 160 € de taxes. Si le client ne paie pas, il ne part pas et c’est sans négociation possible, les employés se retranchent derrière les conditions imposées par la compagnie.

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Le magazine «Capital» estime ainsi qu’en haute saison, Ryanair empocherait plus de 135 000 € par mois, dont plus de 90% des gains seraient des suppléments et des pénalités. Et la compagnie projetterait de doubler ses gains l’an prochain. Ce que confirme le directeur commercial de l’aéroport de Beauvais. Un sujet qui permet de mieux savoir à quoi s’attendre et quelles sont les erreurs à éviter si l’on choisit une compagnie low cost pour partir en vacances…

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