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une reconstruction, un bébé bleu et un transfert instantané

A l’affiche : Allemagne-Danemark

La sélectionneuse allemande Martina Voss-Tecklenburg, ici au Roazhon Park à Rennes, lors du quart de finale de la Coupe du monde 2019 face à la Suède, perdue 2 à 1.

En phase de qualification, la Frauen-Nationalmannschaft (“équipe nationale féminine”, en allemand) a roulé sur ses adversaires : 46 buts inscrits pour un seul encaissé, huit victoires en huit matchs. Après une décevante place de quart-de-finaliste lors de l’Euro 2017 aux Pays-Bas, puis lors de la Coupe du monde 2019 en France, l’équipe européenne la plus titrée de l’histoire (8 championnats d’Europe remporte lors des 12 éditions précédentes) a dû se réinventer ces dernières années, la sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg ayant enfilé la casquette de cheffe de chantier depuis 2018.

Sans les indispensables Dzsenifer Marozsan (blessée) et Melanie Leupolz (enceinte), les Allemandes n’ont d’autre choix que de se reposer sur leurs jeunes pousses, aussi talentueuses qu’inexpérimentées, notamment Lena Oberdorf (20 ans, milieu de terrain) et Jule Brand (19 ans, joueuse polyvalente), pépites du VfL Wolfsburg.

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Mais face au Danemark, finaliste du dernier Euro, les Allemandes auront fort à faire. La 15e nation FIFA – portée par l’indéboulonnable Nadia Nadim et la meilleure buteuse des Rouges et Blanches, Pernille Harder –, a elle aussi fait forte impression lors des qualifications : 48 buts inscrits pour un seul et unique pris, illustration parfaite de la domination danoise. Ce duel au sommet du groupe B commencera à 21 heures ce vendredi 8 juillet, au Brentford Community Stadium (Londres).

Plus tôt dans la journée (18 heures), la sélection espagnole, dépourvue de son Ballon d’or 2021 Alexia Putellas, et le Petit Poucet terminé se lanceront dans la bataille d’un groupe aussi relevé qu’intéressant.

Star européenne : Sara Däbritz

Avec l’abandon d’Alexia Putellas, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur de son genou gauche, et principale attraction de la Roja, les projecteurs se tourneront ce vendredi sur l’entrée en lice de la néo-Lyonnaise Sara Däbritz, figure tutélaire d’une Allemagne en transition.

Blessée également aux ligaments en décembre 2019, peu après son arrivée au Paris-Saint-Germain, le milieu de terrain a su revenir à son meilleur niveau, allant jusqu’à briser, lors de la saison 2020-2021, la série de quatorze titres consécutifs des champions de France collectionnés par l’Olympique lyonnais (OL). En quête de sa première Ligue des champions, la native de Bavière jouera pour l’OL la saison prochaine.

Dans les rangs de l’ogre européen du football féminin, vainqueur par huit fois de la compétition reine, Sara Däbritz rejoint notamment sa compatriote Dzsenifer Marozsan. Forte d’un pied gauche aussi soyeux que clinique, la patronne de la sélection d’outre-Rhin sera autant la cible du pressage des milieux danois que des craintes de Lene Christensen, la jeune portière de Rosenborg.

Dans la lucarne : profiter d’être sur place… pour changer de club

Basée à Buckingham (la ville, pas le palais) avec la sélection finale, la latérale Emma Koivisto a profité de sa participation à l’Euro pour signer son transfert. Diplômée d’un maître en économie cette année, l’ex-défenseure de Brighton n’a pas perdu de temps et s’est rendue mercredi à Liverpool, tout juste promu en Women’s Premier League.

Avant la rencontre face à l’Espagne ce vendredi à Milton Keynes, celle qui a troqué la Manche pour la Mersey a même eu le droit aux félicitations du mythique Sami Hyypiä, défenseur adulé d’Anfield pendant une décennie (1999-2009, 464 matchs) : « Bienvenue dans le meilleur club du monde ! Je suis ravi que tu aies la chance de pouvoir revêtir le maillot des Reds et de pouvoir jouer devant les meilleurs fans du monde. Bravo à toi ! » De quoi la transcender face à l’Espagne pour le premier match des Helmarit ?

Reprise de volée : Amel Majri, première maman bleue

C’est un immense événement pour Amel Majri, et une petite révolution pour le football français. Ecartée des terrains depuis le début de saison, pour cause de blessure puis en raison d’un congé maternité, la Lyonnaise de 29 ans a donné naissance, le 5 juillet, à sa fille Maryam, félicitée dans la foulée par la Fédération française de football : « Félicitations à la nouvelle maman Amel Majri ! Bienvenue à la petite Maryam. »

Le milieu aux 66 sélections chez les Bleues devient la première internationale tricolore en activité à donner naissance à un enfant. Une majeure avancée, motivée dans le monde du football français et soutenue par son club de toujours : « Une nouvelle Fenotte dans la famille. La relève est assurée », un tweeté l’Olympique lyonnais.

Dans le rétro : la Norvège prend la tête du groupe A

Après la timide victoire des Lionnes (1-0) contre l’Autriche en ouverture du tournoi, mercredi 6 juillet à Old Trafford, les Norvégiennes se sont offertes le scalp des Nord-Irlandaises jeudi au St Mary’s Stadium (4-1). L’équipe la moins bien classée au classement FIFA (47e) n’a pas résisté bien longtemps face à l’armada offensive adverse, encaissant 3 buts lors de la première demi-heure. Julie Nelson (37 ans), doyenne de l’équipe défaite, a su sauver la face de sa sélection, en marquant le retour de la pause (49e).

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La Norvège prend ainsi la tête du groupe A, avec le même nombre de points que l’Angleterre, mais une différence de buts supérieure. Les prochaines rencontres de la poule sont prévues lundi 11 juillet : l’Autriche (3e) affrontera l’Irlande du Nord (4e) à 18 heures, tandis que l’Angleterre (1concernant) affrontera la Norvège (2e) à 21 heures, dans une rencontre déjà cruciale.

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