Un vaccin universel de deuxième génération, couvrant les variants, va être fabriqué à Toulouse

Un vaccin universel de deuxième génération, couvrant les variants, va être fabriqué à Toulouse
Written by admin

Soumettre le Covid-19 et ses variantes à une attaque de drones, très bien renseignés. C’est la promesse du vaccin développé par la biotech française LinKinVax qui a annoncé ce mardi qu’elle allait produire ses lots cliniques à Toulouse. Ce vaccin répond à l’appel de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour encourager la mise au point de solutions de long terme, moins sensibles aux mutations, permettant d’acquérir une immunité durable et planétaire. Il sera classique, « stockable dans un réfrigérateur » et même sous forme lyophilisée.

LinKinVax utilise une technique éprouvée, qu’elle teste déjà en phase clinique sur l’homme dans le cadre d’un vaccin contre le VIH. « Elle consiste à arrimer un anticorps monoclonal humain aux cellules dendritiques qui sont un peu les drones de notre système immunitaire », explique André-Jacques Auberton-Hervé, le président et cofondateur de la biotech. Le but « est d’amener directement à notre système immunitaire l’information sur les serres d’Achille du virus et de mâcher le travail du système de détection ».

Une cible large et moins instable

Dans le jeu du chat et de la souris auquel se livrent le virus et les chercheurs, LinKinVax préfère non seulement cibler l’instable et la fameuse protéine Spike par laquelle le virus entre dans la cellule, mais table aussi, grâce à la bio-informatique , « sur d’autres régions communes à l’ensemble des coronavirus et qui ont le bénéfice de muter très peu ». D’où l’espoir d’un vaccin « universel, pan-coronavirus ».

André-Jacques Auberton-Hervé affirme être « leader sur la technique en termes d’avance technologique et de maturité ». En ces temps d’indispensable « souveraineté sanitaire », il est aussi ravi d’avoir trouvé à Toulouse un fabricant capable de produire les lots à grande échelle. La société GTP Bioways en l’occurrence, spécialisée dans les développements pharmaceutiques. « C’est extrêmement galvanisant et motivant de participer à une éventuelle réponse à une pandémie avec une approche scientifique audacieuse et de haut niveau », s’enthousiasme Alain Sainsot, le président de l’entreprise toulousaine. Les deux partenaires espèrent « offrir des solutions » agréées par les autorités de santé « dès 2023 ».

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