un deuxième enfant décédé, alerte Santé publique France

publié le samedi 12 mars 2022 à 16h00

Après un premier décès signalé en février, les autorités intimées à renforcé la prévention. Les autorités sanitaires s’inquiètent de la mort d’un deuxième enfant depuis le début du mois de février.

Une recrudescence des cas de contaminations graves à la bactérie E.coli a renforcé la mort de deux enfants en France depuis le début de l’annéeont annoncé samedi les autorités sanitaires, qui en recherchent toujours la cause et insistent sur les précautions nécessaires, notamment dans la préparation des aliments.

Au 11 mars 2022, 26 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) “liés à des bactéries E.coli présentant des caractéristiques similaires ont été identifiés” chez des enfants de 1 à 15 ans et “deux enfants sont décédés”, a indiqué Santé publique France dans un communiqué. L’agence, qui avait fait partie du premier cas fin février, ne donne pas d’autre précision sur ces décès.

9 régions touchées

Les 26 cas désignés “sont survenus dans neuf régions de France métropolitaine : Nouvelle Aquitaine (6 cas), Hauts-de-France (5 cas), Ile-de-France (4 cas), Pays de la Loire (4 cas), Bretagne (3 cas), Bourgogne-Franche-Comté (1 cas ), Grand Est (1 cas), Provence-Alpes-Côte-d’Azur (1 cas) et Auvergne-Rhône-Alpes (1 cas)”, et “22 cas supplémentaires sont en cours d’investigation”, précise le communiqué .

Santé publique France, le Centre national de référence Escherichia coli (Institut Pasteur), la Direction générale de l’alimentation et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), en coordination avec la Direction générale de la santé, “poursuivent les investigations sur l’ensemble des cas de SHU pédiatriques signalés depuis le 1er janvier 2022 sur le territoire national afin d’identifier une éventuelle source de contamination commune et de mettre en place les mesures appropriées (par exemple retrait- rappels de produits incriminés)”, indique le communiqué.

Source non identifiée

Mais “à ce stade, l’enquête épidémiologique n’a pas permis d’incriminer une source de contamination particulière”c’est pourquoi “les autorités sanitaires renouvellent les recommandations générales de prévention des risques alimentaires, notamment chez les enfants de moins de 16 ans” mais aussi les personnes âgées.

Parmi ces recommandations : le lavage des mains doit être systématique avant la préparation des repas ; les viandes, notamment la viande hachée de boeuf, doivent être bien cuites à cœur et le lait cru, les fromages à base de lait cru et les produits laitiers fabriqués à partir de lait cru ne doivent pas être consommés par les enfants de moins de 5 répond.

160 enfants obtenus chaque année

Chez l’enfant, le SHU est renforcé le plus souvent par une infection avec une bactérie appartenant à la famille des E.coli, qui se manifeste entre trois et dix jours après la contamination par la transmission souvent accompagnée de sang, des douleurs abdominales et parfois des vomissements qui peuvent être améliorés après une semaine environ vers une forme sévère dans environ 10 % des cas.

Chaque année, environ 160 enfants atteints de SHU sont notifiés à Santé publique France qui a mis en place un dispositif de surveillance (services de néphro-pédiatrie) de cette maladie depuis 1996.

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