Toyota Aygo X, la dernière des mini-thermiques

Toyota Aygo X, la dernière des mini-thermiques
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Fiat 500, Renault Twingo, Mini de la grande époque et quelques autres encore… Ces citadines de poche, ex-symboles des années 60 aux années 90, ont disparu ou sont condamnées à court terme. Chéries de ces dames, mais pas seulement, elles ont égayé le paysage urbain sans se prendre au sérieux, et largement à mettre l’automobile à la portée de tous.

Seul Toyota continue d’investir sur cette catégorie (celle du segment A), passée en 2021 sous la barre des 10 % du marché français qui, naguère, en était très friand. Alors que l’effacement des versions thermiques de la Fiat 500 et de la Twingo est programmé et que la quasi-totalité des constructeurs ont préféré jeter l’éponge, le numéro un mondial commercialisera en juin l’Aygo Cross (qui s’écrit Aygo X). Produit en République tchèque, ce modèle succède à l’Aygo, petite berline également disponible depuis 2005 sous les bannières Peugeot 108 et Citroën C1.

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Les deux marques françaises ayant décidé de passer leur tour, Toyota a conçu un modèle qui lui est propre. L’Aygo X a été pensé pour sortir du faisceau de contraintes qui grève ce genre de véhicule, pas assez cher pour être louable au regard des contraintes environnementales et sécuritaires, insuffisamment polyvalent pour assurer le rôle de véhicule principal et trop fruste pour satisfaire aux exigences croissantes de la plupart des acheteurs.

Équipement plutôt généreux

Comparé au modèle précédent, l’Aygo X a été rallongé de 24 centimètres pour offrir l’espace supplémentaire à l’avant ainsi qu’un surcroît de coffre, et à peine surélevée pour assurer une position de conduite en léger surplomb. Redessinée avec une efficacité certaine, cette voiture, qui ne dépasse pas 3,70 mètres, conserve les atouts d’une mini-urbaine, dont un rayon de braquage très court, tout en gagnant en confort de suspension.

Question polyvalence, les limites sont vite connues. Le pas tout jeune trois-cylindres de 74 chevaux s’essouffle dès que l’on quitte la ville

L’équipement est plutôt généreux, alors que la présentation intérieure est plus moderne. Cette stratégie de montée en gamme se présente comme le seul moyen de rentabiliser le projet. Accessoirement, il s’agit aussi de récupérer une partie de la clientèle de la Yaris, petit modèle-phare de Toyota, dont les prix ont grimpé depuis qu’elle est majoritairement choisie en hybride. Voir une partie des amateurs de la Fiat 500, qui sera bientôt privée de moteur thermique.

Question polyvalence, en revanche, les limites sont vite atteintes. Le pas tout jeune trois-cylindres de 74 chevaux (privé de turbo et de version hybride) s’essouffle dès que l’on quitte la ville, se montre bruyant et assez décevant en matière de consommation. Le freinage exige du doigté et l’espace disponible aux places arrière apparaît toujours aussi exigu.

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