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Syphilis, gonorrhée, chlamydia… attention à l’explosion des maladies sexuellement transmissibles cet été

l’essentiel
Syphilis, gonorrhée ou encore chlamydia, les infections sexuellement transmissibles ont augmenté de 30 % en 2020 et 2021. Les professionnels de santé alertent sur une potentielle explosion des cas cet été.

Si l’été rime avec multiplication des rencontres et donc des partenaires sexuels, les infections sexuellement transmissibles (IST) se multiplient, elles aussi, pendant cette période. Les IST sont le fléau de cet été 2022, notamment chez les plus jeunes.

Des jeunes mal informés

Alors que les spécialistes de la santé internationaux alertaient dès le début de l’année sur la recrudescence des IST, en France les infections sexuellement transmissibles ont augmenté de 30% en 2020 et 2021. Une progression fulgurante chez les plus jeunes qui est due, selon le médecin César Ancelle-Hansen, à un manque de prudence et d’information. “Pendant des années, on a parlé du VIH et ses risques, si bien qu’aujourd’hui les gens ont baissé la garde face aux autres IST”.

Si les jeunes ne sont pas renseignés sur ces maladies et leurs modes de transmission, ils ne savent pas non plus qu’ils peuvent en être protégés avec un préservatif. Pendant les confinements, les messages de prévention contre le Covid-19 ont été nombreux, et éclipsant les informations pour se prémunir contre les IST.

Une baisse du dépistage

Santé Publique France alertait dès décembre 2021 sur la baisse considérable du recours au dépistage. Selon César Ancelle-Hansen, “le Covid a occupé une majeure partie de l’espace médiatique et certains sujets comme la santé mentale par exemple, ont disparu. Celui du dépistage des maladies sexuellement transmissibles est, lui aussi, passé au second plan.”

La baisse du recours au dépistage implique un risque supplémentaire pour cet été : les personnes infectées peuvent transmettre, sans le savoir, une maladie à leur partenaire. Dans la majeure partie des cas, les personnes malades ne présentent aucun symptôme visible, d’où l’importance d’un dépistage régulier.

La santé sexuelle, un sujet encore tabou

Selon une enquête réalisée par Livi, un service de téléconsultation, 24 % des femmes interrogées jugent que les IST représentent le plus grand tabou en matière de santé. Un pourcentage qui se hisse à 29% chez les femmes âgées de 18 à 34 ans. La santé sexuelle fait partie des “sujets interdits dans le cercle familial” selon César Ancelle-Hansen. Un tabou qui peut être à l’origine du manque d’information et qui fait donc reculer le nombre de diagnostic.

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