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Syndrome du pénis courbé : qu’est-ce que la maladie de Lapeyronie, qui touche surtout les plus de 50 ans ?

Une déviation de la verge. C’est ainsi que se caractérise principalement la maladie de Lapeyronie. Une pathologie qui peut entraîner des douleurs et induire un handicap dans la vie intime. D’autant que la prise en charge reste complexe.

François Gigot de Lapeyronie, chirurgien de Louis XV, qui décrit pour la première fois cette déformation de la verge, donne son nom à la maladie de Lapeyronie. La courbure se manifeste uniquement durant l’érection est “le plus souvent dorsale c’est-à-dire vers le haut, mais elle est possible dans d’autres directions”, précise le Centre lyonnais d’Urologie Bellecour Mermoz.

“Bien que la déformation soit le symptôme le plus fréquent, d’autres symptômes peuvent exister, notamment un rétrécissement (étranglement), des douleurs de la verge, un manque de rigidité de tout ou partie de la verge et la palpation de nodules dans celle -ci”, poursuit le Centre.

Quelle est la cause de cette maladie ?

“La cause la plus probable est un traumatisme minime passé plus ou moins dans l’aperçu de l’enveloppe des corps caverneux avec une cicatrisation anarchique et inflammatoire, aboutissant à une cicatrice fibreuse interne”, décrit le Centre lyonnais d’Urologie Bellecour Mermoz.

Cela étant, il faut noter que la maladie concerne essentiellement les hommes de plus de 50 ans, ce qui indique que l’âge est donc un facteur de risque. De plus, un terrain génétique prédisposant et certains facteurs tels que le diabète ou le tabagisme peuvent aussi favoriser ou aggraver la maladie.

Comment survient-elle ?

Cette maladie apparaît lentement, et s’installe au cours de plusieurs mois, en deux phases : une phase d’apparition d’une douleur et d’une déformation de la verge. “Puis survient la phase de stabilité pendant laquelle la courbure est fixée et n’évolue plus. Les douleurs finissent alors par disparaître, le plus souvent”, indique le CHU de Nantes.

Comment la traiter ?

Tout d’abord, il est important d’indiquer que “la prise en charge de cette pathologie est complexe et nécessite donc le recours à une consultation d’andrologie spécialisée dès la suspicion du diagnostic”, insiste le CHU de Nantes.

Si la prise en charge est engendrée dès le début de la maladie “l’urologue peut prescrire un traitement médicamenteux vitaminique et vasodilatateur afin de ralentir l’évolution de la courbure”. L’apaisement de la douleur peut elle passer par le recours à la lithotritie extra-corporelle. Il s’agit alors de délivrer des ondes d’électrochocs jugées au niveau de la plaque de fibrose, afin de la fragmenter et donc de limiter son développement pour ainsi calmer la douleur.

Peut-on réduire la déformation de la verge ?

  • La traction-thérapie, utilisée lorsque la verge est au repos, peut permettre de limiter voire de réduire l’angulation de la verge. Un appareil spécifique est requis pour mettre en œuvre cette thérapie ;
  • Les traitements chirurgicaux peuvent être soumis en fonction de la courbure. Le traitement dit de Nesbit ou de plicature, indiqué pour les courbures renforcées d’abord “consiste à raccourcir la partie du corps caverneux située en face de la courbure afin d’équilibrer la longueur des corps caverneux et de redresser ainsi le pénis”, précise le CHU de Nantes. Pour les courbures complexes ou associées à des déformations en sablier par exemple, un traitement par incision avec greffe est nécessaire.

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