Présidentielle 2022 : cette réforme de l’assurance vie dont les Français ne veulent pas

Transmission
Written by admin

Les Français sont plutôt opposés à ce que l’on touche à la succession, qui est pourtant l’un des sujets principaux de la campagne présidentielle, selon une enquête Opinionway pour France Assureurs.

Près des deux-tiers (63 %) des Français se sont opposés à une réforme de la fiscalité de l’assurance vie liée à la succession, selon une enquête Opinionway pour France Assureurs. En outre, 67 % d’entre eux trouvèrent injustement la transmission du patrimoine des parents à leurs enfants soit soumise aux droits de succession.

D’autant que l’assurance vie n’est pas qu’une solution patrimoniale pour épargnant, elle permet également le financement d’actions sociétales et caritatives. En effet, soulignent les assureurs, 24 % des libéralités des Français subis de produits d’assurance vie. Le financement de l’économie réelle n’est pas en reste. « Les encours sont investis à 61 % dans les entreprises et à 29 % dans les États, c’est‑à‑dire dans l’action publique, d’après la fédération. Fin 2020, les investissements dans les PME/ETI atteignaient 86 milliards d’euros, en augmentation de 13 % par an en moyenne depuis 2015. 53 % des investissements de l’assurance vie sont réalisés dans l’économie nationale ».

Renforcer l’action de l’assurance vie en faveur de l’économie

C’est précisément ce rôle en faveur de l’économie que l’ex-Fédération française de l’assurance (FFA) veut « largement« , via une batterie de propositions. En premier lieu, il s’agit d’indexer la condition d’âge sur l’espérance de vie et les abattements sur le coût de la vie, paramètres qui « n’ont pas changé depuis 30 ans », d’après la fédération. Ainsi, il est proposé de porter l’âge pivot à 75 ans, contre 70 ans aujourd’hui et d’augmenter le montant des abattements en cas de transmission, de 30 500 euros et 152 500 euros à 46 000 euros et 204 000 euros .

Du côté des moyens qui leur sont accordés, les assureurs désireux « lever les freins excessifs et réduire la volonté du cadre réglementaire actuel », issu de la réforme Solvabilité II. En clair, permettre d’augmenter la capacité des assureurs à investir à long terme dans les entreprises. Enfin, il s’agirait de promouvoir la transparence des frais, renforcée dernièrement dans l’assurance vie et l’épargne retraite, sous l’égide Bercy.

L’assurance vie est détenue par 18 millions de Français, pour quelque 38 millions de bénéficiaires. Elle représente 1 876 milliards d’euros d’encours. Ces détenteurs de contrats sont, pour plus des trois quarts d’entre eux, des ouvriers, des employés, des agriculteurs, des professions intermédiaires ou des retraités.

Leave a Comment