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pour Jean-Luc Mélenchon, la nouvelle défaite au seuil du second tour à pris des allures de victoire

La plus folle soirée de campagne n’était pas imposée, dimanche 10 avril, dans les états-majors gagnants. Au Cirque d’hiver, à Paris, autour de Jean-Luc Mélenchon parfois, l’ascenseur émotionnel a été violent. Les militants de La France insoumise (LFI) ont tour à tour pleuré, puis rêvé. Pour l’ancien sénateur socialiste, ce dimanche d’abord a été celui d’une défaite honorable, habillée en victoire, puis d’un espoir réveillé. En vain, car les résultats définitifs n’ont pas changé l’ordre du scrutin. Le candidat de l’Union populaire termine troisième, avec 21,95 % des suffrages. Mais pendant un peu plus d’une heure, ses soutiens y ont cru.

Tout commence un peu après 18 heures. Les sondages qui circulent donnent au candidat une troisième place solide, sans ambiguïté, avec un écart important. Le candidat est au travail, entouré de son premier cercle, il prépare un discours pour donner à cette défaite des allures de victoire. Le Cirque d’hiver devient silencieux, deux minutes avant 20 heures. Le couperet tombe. Si certains s’effondrent en pleurs, on entend surtout ses partisans s’entonner : « On est là, même si Macron ne le veut pas, nous on est là. »

Malgré la déception, tout le monde à LFI, et le candidat le premier, s’emploie à donner une coloration positive à ce score, qui surpasse celui de 2017 (19,58 %) et donne à la campagne de l’Union populaire une incontestable première place à gauche. Si, en 2017, Jean-Luc Mélenchon avait pu donner le sentiment de dilapider instantanément son capital politique en tardant à reconnaître le résultat et en abordant à reculons la question du barrage à l’extrême droite, cinq ans plus tard, il fait tout l ‘inverse.

« ll ne faut pas donner une seule voix à Mmoi Le Pen »

Il arrive souriant, vers 20 h 45, entouré de ses proches, Sophia Chikirou, Manuel Bompard, Younous Omarjee, Mathilde Panot. Ils s’apprêtent à descendre de l’estrade pour le laisser parler seul, il les retient, prenant Mathilde Panot par les bras, et mettent un point d’honneur à s’exprimer entourés de ceux qu’il a désignés comme sa relève. La question du barrage républicain est soulevée d’emblée, quoique sans citer Emmanuel Macron : « La seule tâche qu’on a à se donner, c’est celle qu’accomplit le mythe de Sisyphe, la pierre retombe en bas du ravin, eh bien on la remontedit-il. Je connais votre colère, ne vous abandonnez pas à ce qu’elle irait vous faire commettre des erreurs qui seraient irréparables… tant que la vie continue, le combat continue. » « Nous savons pour qui nous ne voterons jamais »poursuit-il. « ll ne faut pas donner une seule voix à Mmoi Le Pen »répété-t-il par quatre fois, prévenant les critiques.

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