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“Michel Platini valait son million”, maintient Sepp Blatter au deuxième jour du procès pour “escroquerie” des deux ex-dirigeants

Sepp Blatter assure “ne pas comprendre” pourquoi il comparaît pour escroquerie en Suisse aux côtés de son ancien conseiller. “J’avais simplement cet homme chez moi et il valait son million”, a déclaré jeudi 9 juin l’ex-patron du football mondial. Agé de 86 ans, l’ancien dirigeant s’est montré très alerte pour son audition pénale par le Tribunal fédéral de Bellinzone, après être apparu fatigué en fin d’audience mercredi.

Comme depuis l’ouverture de cette enquête en 2015, l’ancien président de la Fifa a affirmé avoir accepté oralement la rémunération réclamée par le triple Ballon d’or lorsque la Suisse s’est appuyée sur son aura sportive pour prendre la tête de la Fifa, en 1998, avant d’en faire son conseiller. “Lorsque j’ai été élu comme président de la Fifa, nous avions un mauvais bilan. Mais je me suis dit qu’un homme qui a été dans le football pouvait nous aider, la Fifa et moi-même”, at-il raconté.

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Michel Platini “m’a dit ‘Je vaux un million’. Je lui ai dit : ‘Donc tu seras chez moi pour un million'”, a ajouté le Valaisan. Ce dernier a été poussé à la diffusion en 2015 à la suite d’un vaste scandale de corruption, puis banni du football après le déclenchement de poursuites pénales dans cette affaire.

Le parquet accuse Blatter d’avoir validé début 2011 une facture de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) présentée à la Fifa par Michel Platini, alors président de l’UEFA, près de neuf ans après la fin de son travail de conseiller entre 1998 et 2002.

Les deux hommes n’avaient jamais signé d’accord prévoyant un tel salaire. De plus, leur seul contrat écrit en 1999 fixait déjà une rémunération annuelle de 300 000 francs suisses, intégralement acquittée à l’époque par la Fifa.

Une nouvelle fois, Sepp Blatter a assuré avoir convenu avec Michel Platini d’un “sold” à régler “plus tard”lorsque les finances de la Fifa le permettrontient, dans un “accord de messieurs” conclu oralement et sans témoins. “C’est un salaire qui était dû”, un martelé le Suisse. “Je ne sais pas pourquoi nous sommes dans une audience pénale, pour une procédure administrative au sein d’une association”, s’est-il indigné, la voix étranglée, répétant avoir déjà subi “sept ans de punition, une éternité”. Michel Platini doit s’exprimer pour la première fois dans le courant de la matinée jeudi.

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