Mercedes, Red Bull et Ferrari s’affrontent sur les pontons

Mercedes, Red Bull et Ferrari s'affrontent sur les pontons
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Dernières minutes des derniers essais de présaison. En piste, Max Verstappen, Charles Leclerc et George Russell taquinent le chrono au volant de monoplaces au concept de pontons très différents. Vues comme les probables grandes animatrices d’une saison qui débute cette fin de semaine sur le circuit de Sakhir, elles ne parviennent pas à se départager. Certes, la Red Bull frappée du n°1 du champion du monde néerlandais s’octroie le meilleur chrono en 1’31”720 avec près de 0 »7 de mieux que la Ferrari du Monégasque et une bonne seconde d’avance sur la Mercedes de la jeune recrue britannique, mais quel crédit accorder à ces écarts un peu trop important pour être honnêtes ? À ce stade, ce que l’on peut simplement constater, c’est qu’elles sont présentes en haut de la feuille des temps en dépit de leurs philosophies radicalement différentes qui montrent que, pour l’heure, tout le monde à raison… et qu’il faudra patienter pour savoir qui a tort.

L’exercice chronométrique ne permet pas, pour l’instant, de partir qui de Ferrari ou de Mercedes a fait fausse route © Diederik Van Ver Laan / DPPI

Si le GP de Bahreïn apportera l’amorce d’une réponse, il faudra plusieurs rendez-vous pour voir se dessiner une véritable hiérarchie. Si, lors de la première semaine de tests à Barcelone, le phénomène du « pompage » avait secoué pilotes et paddock, ce sont les pontons de la Mercedes – ou plutôt leur absence – qui ont fait monter la température dans le désert bahreïni. Ça, personne n’y avait songé. Certes, Williams avait opté pour des pontons aux dimensions fortement réduites, mais d’ici à les supprimer presque totalement, il y avait un pas que personne n’imaginait possible d’effectuer…

Mercedes innovante

On le sait, en matière de monoplace, le contrôle du sillage des pneus avant a toujours été un facteur de différenciation des performances, particulièrement en F1 où l’air produit perturbé un flux extrêmement volatil et « sale » qui, s’il n’ n’est pas contrôlé, ruine les performances aérodynamiques de la partie arrière de la machine. Côté Ferrari, c’est avec des pontons aux flancs larges que l’on tente de contrôler ce sillage en le « repoussant » physiquement. Chez Mercedes, l’objectif est le même, mais en s’appuyant sur une solution radicalement inverse. « C’est visuellement très différent, mais ce n’est qu’une petite différence dans ce que nous essayons de faire en termes d’aérodynamiqueexpliquait à Bahreïn le directeur technique de Mercedes, Mike Elliott. En utilisant la configuration étroite, nous empêchons le sillage du pneu de coller au ponton et d’être tiré vers l’intérieur, alors que d’autres équipes les étendent aussi loin que possible pour essayer de repousser le sillage. Ce sont juste deux façons de faire la même chose. »

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