L’espoir sur l’Ukraine fait monter les actions et les rendements – 14/03/2022 à 14:56

L'espoir sur l'Ukraine fait monter les actions et les rendements - 14/03/2022 à 14:56
Written by admin


L’ESPOIR SUR L’UKRAINE FAIT MONTER LES ACTIONS ET LES RENDEMENTS

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendu en nette hausse et les Bourses européennes amplifient leur progression à mi-séance lundi, l’optimisme dominant sur l’issue des négociations entre la Russie et l’Ukraine favorisant un rebond des actions et un repli des prix de l’énergie, tout en contribuant à la hausse des rendements obligataires avant les réunions de politique monétaire très attendues.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en progression de 0,83% pour le Dow Jones, de 0,47% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,08% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,19% à 6.335,01 points vers 11h40 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 0,17% et à Francfort, le Dax avance de 2,17%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 1,37%, le FTSEurofirst 300 de 0,97% et le Stoxx 600 de 0,85%.

Le sentiment de marché est de nouveau dominé par l’optimisme sur la possibilité d’un règlement négocié du conflit militaire entre la Russie et l’Ukraine par la voie diplomatique. Des représentants des deux pays devaient s’entretenir dans la matinée en visioconférence mais aucune information n’est disponible à ce stade sur d’éventuelles avancées susceptibles de conduire à un cessez-le-feu.

Si la guerre en Ukraine – que la Russie continue de se présenter comme une “opération spéciale” – reste le principal facteur de constituer des marchés mondiaux, les investisseurs se positionnent déjà en prévision des décisions de politique monétaire qu’annoncera mercredi la Réserve fédérale américaine, en attendant celles de la Banque d’Angleterre jeudi et de la Banque du Japon vendredi.

La Fed devrait décider d’une hausse de taux d’un quart de point qui marquerait, pour beaucoup d’observateurs, le début d’une longue série d’augmentations du loyer de l’argent afin de juguler l’inflation.

Le président de la Fed, Jerome “Powell a qualifié l’invasion russe de l’Ukraine de ‘game changer’ qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles”, explique Eric Lafrenière, gérant actions américaines chez Richelieu Gestion.

“La déclaration de la banque centrale et les commentaires du président de la Fed mercredi (…) donneront aux marchés des indications sur la façon dont les responsables de la banque centrale perçoivent la crise ukrainienne et dans quelle mesure cela pourrait affecter leurs perspectives et la trajectoire des taux d’intérêt.”

TAUX

Sans attendre les annonces de la Fed, les rendements obligataires sont de nouveau en nette hausse, à commencer par ceux des échéances plus courtes, les plus sensibles à l’évolution des taux directeurs.

Celui des bons du Trésor américain à deux ans, à 1,822%, évolue ainsi au plus haut depuis l’été 2019 et son équivalent allemand est remonté à son niveau du 23 février à -0,319%.

Le dix ans américain prend sept points de base à 2,0762%, l’allemand plus de six à 0,333%, au plus haut depuis novembre 2018.

VALEURS EN EUROPE

Ce rebond des rendements des emprunts d’État profite aux valeurs bancaires des deux côtés de l’Atlantique : Bank of America a contribué 2,3 % dans les premiers échanges en avant-Bourse à Wall Street et l’indice Stoxx européen du secteur s’ adjuger 2,43%.

BNP Paribas gagne 3,28%, Deutsche Bank 6,73% et ING 5,86%.

La meilleure performance sectorielle est toutefois pour le compartiment automobile, qui prend 3,54 %, tirée par Volkswagen (+5,25 %), dont les résultats et les rassurent.

En baisse, Sanofi cède 3,93% en réaction à l’échec d’un essai clinique d’un traitement du cancer du sein et EDF 1,74% après avoir revu son estimation de l’impact des mesures gouvernementales concernant le prix de l’électricité.

CHANGEMENTS

L'”indice dollar” , qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de devises de référence, abandonne 0,14% après s’être rapproché en début de journée du plus haut de 22 mois touché lundi dernier.

Mais le billet vert reste bien orienté face au yen grâce aux anticipations de creusement du différentiel de taux d’intérêt : il est inscrit un plus haut de cinq ans à 118,05 yens.

L’euro, lui, regagne une partie du terrain perdu jeudi et vendredi après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), à 1,0953 dollar (+0,40%).

ESSENCE

Le marché pétrolier accentue sa réponse avec le regain d’optimisme sur le conflit russo-ukrainien, auquel s’ajoute la crainte de voir la recrudescence du COVID-19 en Chine peser sur la demande.

Le Brent abandonne 4,64% à 107,44 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 5,52% à 103,29 dollars.

(Rédaction de Paris ; +33 1 49 49 50 00)

.

Leave a Comment