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les nouvelles variantes mettent en échec les anticorps monoclonaux

Une énième vague qui déferle sur l’Europe. Des médicaments, les anticorps monoclonaux, qui s’épuisent à tenter de suivre, en vain, les nouvelles variantes que le virus ne cesse de forger contre nous. Des vaccins qui, eux aussi, perdent en efficacité à mesure que ces nouvelles variantes montent au front. Bref, la lutte engagée entre les 7,9 milliards d’humains et le microbe responsable du Covid-19, le SARS-CoV-2, s’est enlisée dans une guerre de tranchée.

De fait, la plupart des anticorps monoclonaux développés contre certaines souches du virus ont vu leur efficacité s’évanouir contre les variants qui ont suivi. Résultat : les personnes les plus vulnérables craignent de se retrouver « dans une impasse thérapeutique », témoigne Yvanie Caillé, fondatrice de l’association Renaloo, qui fédère les patients atteints de maladies rénales. Les patients souffrant d’une immunodépression sévère (greffés, dialysés, atteints de cancers ou de maladies auto-immunes…), en particulier, sont à très haut risque de formes graves de Covid-19 ; ils répondent souvent mal à la vaccination et disposent d’un arsenal thérapeutique qui s’appauvrit ; en cas de contamination, leur mortalité est élevée.

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Une des clés du succès du SARS-CoV-2 : il s’arme de nouvelles mutations qui distordent la cible principale que reçoivent ces anticorps, la protéine Spike (spicule) qui hérisse sur sa surface. Dès lors, le SARS-CoV-2 passe sous le radar des anticorps, rendus inopérants.

« C’est une course à l’échaloteconstate Etienne Decroly, virologue au CNRS à l’université Aix-Marseille. Depuis deux ans, tous les nouveaux variants du SARS-CoV-2 tendent à échapper [partiellement ou complètement] aux anticorps neutralisants. » Cela, qu’il s’agisse d’anticorps induits par la vaccination, par une infection naturelle ou développés par les industriels du médicament. Nulle raison pour que cela s’arrête : « C’est le processus naturel de l’évolution, qui favorise la sélection de variantes ayant acquis un avantage leur permettant de se propager. »

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Les variantes BA.4 et BA.5 d’Omicron, désormais majoritaires en France, n’échappent pas à la règle. « L’arsenal des anticorps toujours capables de les neutraliser se réduit comme peau de chagrinconstate le professeur Olivier Schwartz, responsable de l’unité virus et immunité de l’Institut Pasteur à Paris. Toute une série d’anticorps ont perdu leur efficacité contre BA.4 et BA.5 et ont été retirées du marché. » La faute, notamment, à une nouvelle mutation, dite « F486 », acquise par ces deux sous-variants dans la protéine Spike.

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