les commentaires sont plus optimistes malgré la violence des combats

les commentaires sont plus optimistes malgré la violence des combats
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Les Les négociateurs de l’Ukraine et de la Russie ont livré dimanche leurs commentaires les plus optimistes à ce jour quant à l’évolution des pourparlers entre leurs deux pays, évoquant la possibilité de parvenir à des résultats positifs d’ici quelques jours. Une session de négociations par visioconférence entre la Russie et l’Ukraine se tiendra lundi, a confirmé dimanche soir Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. “Les négociations se poursuivent sans interruption par visioconférence. Les groupes de travail sont à l’oeuvre constante. Un grand nombre de problèmes connaîtront une attention constante”, a précisé Mykhaïlo Podoliak.

Un négociateur russe, Léonid Sloutski, un député faisant parti de la délégation russe ayant récemment rencontré des négociateurs ukrainiens au Bélarus, a lui apparu dimanche que, dans l’ensemble, les pourparlers progressaient.

“Si nous comparons la position des deux délégations entre le début des négociations et maintenant, alors nous constatons des progrès significatifs”, a déclaré Léonid Sloutski,

“Mon attente personnelle est que ces progrès aboutissent très prochainement à une position commune entre les deux délégations et à des documents à signer”, at-il ajouté, cité par les agences de presse russes.

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De son côté, Wendy Sherman, secrétaire d’État adjointe des États-Unis, a déclaré que la Russie manifestait des signes d’une volonté de s’engager dans des discussions constructives pour trouver un problème au conflit déclenché par son offensive militaire en Ukraine, délivré le 24 février. Ces déclarations différentes contrastent avec les propos tenus dimanche par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, selon lequel les discussions sur un cessez-le-feu “n’avancent pas”.

L’Ukraine prête à accepter, pas à capituler

L’Ukraine se dit prête à accepter mais pas à capituler ni à accepter des ultimatums de la part de la Russie.

“Nous ne céderons rien par principe sur aucune position. La Russie comprend cela désormais. La Russie commence déjà à discuter de manière constructive“, a dit Mikhaïlo Podoliak dans une vidéo diffusée en ligne.

“Je pense que nous parviendrons à des résultats littéralement d’ici quelques jours”, un-t-il ajouté.

Aucun des deux négociateurs, dont les déclarations ont été diffusées quasi simultanément, n’ont fourni d’indications sur l’étendue d’un éventuel accord.

Dans un message sur Twitter, Mikhaïlo Podoliak a déclaré que la Russie écoutait intensifier les propositions ukrainiennes. “Nos exigences sont la fin de la guerre et le retrait des troupes (russes) (…) Il y a un dialogue”, at-il écrit. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lundi que la Russie était prête à mettre fin à ses opérations militaires “à la seconde” si l’Ukraine respectait un ensemble de conditions.

Moscou réclame notamment que l’Ukraine reconnaît la Crimée comme un territoire russe et les républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk comme des États indépendants.

Le président ukrainien Volodimir Zelenski a déclaré la dernière semaine sur ABC que son pays était prêt à rechercher un compromis sur ces territoires, sans toutefois capituler.

Trois séances de négociations ont eu lieu entre représentants ukrainiens et russes en Biélorussie, la dernière lundi. Elles ont essentiellement porté sur des questions humanitaires et ont abouti à l’ouverture partielle de couloirs pour l’évacuation de civils des zones de combat.

Le président russe Vladimir Poutine a fait état vendredi d'”inflexions positives” dans ces discussions, sans plus de détails. Le Kremlin a fait savoir samedi qu’elles se poursuivaient par liaison vidéo.

Le CICR craint “le scénario du pire”

Pour l’heure, la situation sur le terrain se durcit. Le Comité international de la Croix-Rouge a mis en garde dimanche contre “un scénario du pire” dans Marioupol, ville assiégée du sud-est de l’Ukraine, si les belligérants “n’arrivent pas d’urgence à un accord humanitaire” .

“Le CICR est prêt à agir comme intermédiaire neutre pour faciliter le dialogue entre parties sur ces questions humanitaires”, souligne un communiqué.

“Le temps est compté pour les centaines de milliers de personnes piégées dans les combats. L’histoire jugera avec horreur ce qui est en train de se passer à Marioupol si aucun accord n’est trouvé le plus vite possible entre les parties”, insiste le texte.

“Nous appelons toutes les parties impliquées dans les combats à donner la priorité aux impératifs humanitaires”, a déclaré Peter Maurer, le président du CICR, dans le communiqué, réclamant que l’on assure la sécurité des centaines de milliers d’habitants piégés dans la ville portuaire, soumise à des bombardements incessants des forces russes.

“La souffrance humaine est immense”, souligne le communiqué, indiquant que la population – y compris les gens du CICR – sont forcées de se réfugier dans des abris souterrains sans chauffage et doivent risquer leur vie lors de brèves sorties pour chercher de la nourriture et de l’eau.

“Le bruit de la guerre est constant”, raconté par le responsable opérationnel du CICR dans la ville, Sasha Volkov.

Le CICR réclame “un accord précis, fonctionnel et sans délais pour que les civils qui souhaitent partir puissent se mettre en sûreté et pour que l’aide vitale puisse atteindre ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas partir”, insiste le CICR.

Pour que ces couloirs humanitaires fonctionnent, insiste le CICR, les belligérants doivent être d’accord sur les modalités, les horaires et les localisations précises, et il faut que les combattants aient le temps d’être prévenus tout le long de la chaîne de commandement mais aussi parmi les civils, alors que les communications sont souvent difficiles.

“Il est aussi important que les parties nettoient les voies de passage de tout obstacle”, souligne encore le CICR. Il avait fait l’état des mines il y a quelques jours sur une route qui devait servir de voie d’évacuation.

(Avec Reuters et AFP)