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le vélo, un moyen de transport devenu symbole culturel à Copenhague

Une ville avec plus de vélos que d’habitants, voilà de quoi attirer la plus grande course cycliste du monde. Avec 745 000 cycles attribués pour 620 000 administrés, Copenhague, qui accueille le Grand Départ du Tour de France vendredi 1er juillet, se targue d’être “la ville la plus cyclable du monde”. La capitale danoise compte bien profiter de l’évènement pour promouvoir sa culture du vélo, un moyen de déplacement devenu incontournable grâce à de nombreux aménagements.

À Copenhague, avant de traverser, vous confirmez que le passage soit libre sans voiture, mais surtout sans vélo. Dans la capitale danoise, les bicyclettes sont reines et les cyclistes souvent prioritaires. “Il n’y a pas vraiment de règle de priorité pour les vélos, mais c’est dans notre culture de faciliter leurs déplacements”, raconte Mia Nygaard, adjointe au maire de la capitale en charge de la culture et des loisirs. Avec le développement de nombreuses pistes cyclables, le vélo est devenu le moyen de transport préféré des habitants de Copenhague et de sa banlieue pour se rendre au travail (à 35 %), devant la voiture (32 %).

Devant la gare de Copenhague, un impressionnant parking à vélos accueille les cycles de nombreux travailleurs du centre-ville.  (HORTENSE LEBLANC/ FRANCEINFO:SPORT)

Le pont de la Reine Louise est l’un des symboles de cette culture du vélo partagé par les Copenhagois. Avec 42 000 passages quotidiens, il est considéré comme l’une des pistes cyclables les plus empruntées du monde, avec une voie pour les cycles aussi larges que celles pour automobiles. Alen, enseignant, l’emprunte très régulièrement et est devenue un habitué des déplacements à pédales : “Quand j’ai moins de dix kilomètres à faire, j’évite la voiture. Je me sens en sécurité, même en ville, car nous sommes très nombreux à posséder un vélo, et je pense que les conducteurs qui disposent eux-mêmes de les vélos font davantage attention.”

D’après des chiffres de la municipalité de Copenhague, 80 % des cyclistes, qui pour la plupart ne portent pas de casque, se sentent en sécurité sur les voies cyclables de la capitale. Il faut dire que depuis une quinzaine d’années, plus de 100 millions d’euros ont été investis dans la construction de pistes et de ponts uniquement réservés aux bicyclettes. “Le vélo entre toujours en considération dans la construction de nos villes et de nos routes, pour s’assurer que l’asphalte soit compatible, ou bien en marquant le sol de couleurs pour indiquer les voies cyclables par exemple”assure Mia Nygaard.

Douze autoroutes à vélos ont notamment vu le jour depuis dix ans, sur plus de 200 kilomètres répartis entre 31 communes autour de la capitale. “Ce sont des voies cyclables cohérentes et ininterrompues, qui sont le fruit d’une collaboration entre plusieurs municipalités, et qui permettent aux cyclistes de ne pas avoir à s’arrêter ou à traverser des carrefours à chaque changement de communes”explique Sidsel Birk Hjuler, responsable du bureau des Autoroutes cyclables de la région de Copenhague et membre du conseil de l’Ambassade danoise du cyclisme.

Sur ces autoroutes à vélos, tout est aménagé pour le confort des cyclistes, avec notamment des repos-pieds aux feux tricolores et des lampadaires puisque la nuit tombe tôt, vers 16 heures, en hiver au Danemark. “Les feux de circulation sont également coordonnés de façon à ce que vous pouvez toujours passer au vert si vous roulez à une moyenne de 20 km/h”, complète Sidsel Birk Hjuler. Les portions converties en autoroutes cyclables ont ainsi connu une augmentation de fréquentation de 38 % après leur aménagement, et la longueur moyenne des trajets effectués sur ces voies est de 13 kilomètres : “Beaucoup pourrait trouver cela long, car cela peut prendre un peu plus de temps qu’en train régional par exemple, mais ils gagnent du temps libre puisqu’ils n’ont plus besoin de planifier des séances de sport après le travail”ajoute-t-elle.

Car au-delà des bénéfices environnementaux et de la réduction des émissions de CO2, ces déplacements à vélo ont aussi des conséquences positives sur la santé des pédaleurs danois. Selon les autorités, le cyclisme permet d’épargner un million de journées d’arrêt de travail annuel.

Le ministère des transports a également calculé que le système de santé économisait environ un euro pour chaque kilomètre parcouru à vélo par les Danois.

Sidsel Birk Hjuler, responsable du bureau des Autoroutes cyclables à Copenhague

à franceinfo:sport

Alors que le nombre de cyclistes diminuait à l’échelle du Danemark, les autoroutes à vélos de la région de Copenhague devaient être multipliées par cinq et couvrir près de 850 kilomètres d’ici 2045. Au point que le prochain enjeu de la mairie consistait à élargir les pistes cyclables qui, aux heures de pointe, connaître des embouteillages de… vélos.

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