le Brent clôture en forte baisse de 13%, à 111,14 dollars

le Brent clôture en forte baisse de 13%, à 111,14 dollars
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Cette chute fait suite aux déclarations du président ukrainien interprétées comme un signe d’ouverture à une question diplomatique au conflit qui frappe son pays.

Le baril de Brent de la mer du Nord a lourdement chuté mercredi, sous l’effet d’une ouverture diplomatique du président ukrainien Volodymyr Zelensky, conjuguée au revirement des Émirats arabes unis, désormais prêts à accélérer leur production d’or noir.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a fléchi de 13,15%, pour finir à 111,14 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain, autre variété de référence, a dévissé de 12,12% à 108,70 dollars. «Des compromis peuvent être faits», a déclaré le chef de l’État ukrainien au site du magazine allemand Image«mais ils ne doivent pas être une trahison de mon pays.» Les compromis sont «la seule façon de sortir de cette situation», a ajouté Volodymyr Zelensky, tout en précisant qu’il n’y avait pas encore eu de contacts avec le président russe Vladimir Poutine pour évoquer une solution diplomatique à la guerre entre Russie et Ukraine.

Les Émirats étaient «favorables à une hausse de la production»

Pour Robert Yawger, responsable des contrats à terme sur l’énergie chez Mizuho Securities, cette sortie du président a été la dernière d’une série d’annonces qui ont été retirées à enfoncer les cours mercredi. Le marché avait déjà été orienté vers la baisse par un commentaire de l’ambassadeur des Émirats Arabes unis aux États-Unis, Youssef Al Otaïba, qui a déclaré que les Émirats étaient «favorables à une hausse de la production» de pétrole et allaient «encourager» en ce sens l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Robert Yawger estime que les Émirats Arabes unis pourraient pomper 800.000 barils de plus par jour. «Cela met la pression sur les Saoudiens pour faire la même chose», at-il réagi.

Parmi les rares membres du groupe Opep+ (Opep et ses alliés), avec les Émirats, à disposer de capacités inutilisées, l’Arabie pourrait, elle, contribuer à hauteur de deux millions de barils supplémentaires, selon l’analyste. Les membres de l’Opep+ s’étaient, jusqu’ici, refusés à accélérer leur production pour soulager le marché, se tenant au relèvement graduel de 400.000 barils par jour chaque mois avec l’objectif de retrouver, fin 2022, des volumes similaires à ceux d’avant la pandémie de coronavirus.


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