la maternité de Marioupol est la troisième détruite depuis le 24 février, selon l’ONU

la maternité de Marioupol est la troisième détruite depuis le 24 février, selon l'ONU
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Trois personnes, dont une fillette, tuées à l’hôpital pédiatrique de Marioupol

Trois personnes, dont un enfant, ont été tuées dans le bombardement russe d’un hôpital pédiatrique à Marioupol, mercredi, a annoncé jeudi la mairie de cette ville portuaire. « Trois personnes ont péri, dont une fillette », a précisé la municipalité sur Telegram. Le précédent bilan, publié la veille par les autorités, faisait état de 17 personnes blessées.

« Barbare », « immoral », “crime de guerre” : le bombardement d’un hôpital pédiatrique par les forces russes dans la ville assiégée de Marioupol a provoqué l’indignation des autorités ukrainiennes et des Occidentaux, alors que l’armée russe se rapprochait jeudi de Kiev, selon l’état-major ukrainien. Cette attaque est survenue à la veille des discussions, jeudi en Turquie, entre les ministres des affaires étrangères russes et ukrainiens, leur premier face-à-face depuis le début de l’offensive russe en Ukraine il y a deux semaines.

Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal a dénoncé jeudi des frappes « inhumaines et lâches » . « Je veux le dire au nom du gouvernement français : les frappes de la Russie contre l’hôpital pédiatrique de Marioupol sont inhumaines et lâches. Ce sont des femmes, des enfants, des soignants qui ont été ciblés, c’est inqualifiable et nous appelons à nouveau au cessez-le-feu »a déclaré M. Attal sur RTL.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a été condamné à l’ONU “crime de guerre”, un mercredi partagé des vidéos montrant la destruction – après un raid aérien – de l’établissement, qui abritait une maternité et un hôtel pédiatrique, à Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov dans le sud-est de l’Ukraine. On peut voir l’intérieur des bâtiments soufflés, des débris, des feuilles de papier et des morceaux de verre jonchant le sol.

La Maison Blanche a, de son côté, dénoncé un usage « barbares » de la force contre des civils, et le premier ministre britannique, Boris Johnson, qualifié le bombardement d’« immoral ».

Le bombardement s’est produit alors que des femmes étaient en train d’habiter dans l’hôpital, qui venait d’être rééquipé, a précisé à l’Agence France-Presse un membre de l’administration militaire de la région de Donetsk.

Le gouvernement russe n’a pas nié l’attaque, mais a affirmé que des « bataillons nationalistes » Ukrainiens utilisaient l’hôpital comme base de tirs. Les neuf jours de siège de Marioupol ont déjà fait 1 207 morts, a confirmé mercredi soir la mairie.

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