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la deuxième dose de rappel élargie aux femmes enceintes et aux moins de 60 ans avec comorbidités

Femmes enceintes, personnes de moins de 60 ans « à risque » et celles vivant dans l’entourage de personnes fragiles sont désormais concernées par la deuxième dose de rappel de vaccin anti-Covid. Suivant l’avis des autorités scientifiques (Haute Autorité de santé et Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale), le gouvernement a décidé d’élargir le rappel vaccinal dans un « contexte épidémiologique qui reste préoccupant, avec des variants très contagieux »a expliqué le mercredi 20 juillet le ministère de la santé lors d’un point presse.

Cet élargissement concerne à peu près 5 millions de personnes, ce qui porte à environ 17 millions le nombre de Français éligibles à cette seconde dose de rappel. Jusqu’à présent, seuls les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées y avaient accès, soit quelque 12 millions d’individus. Parmi eux, environ 4 millions ont reçu un second rappel.

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Possible dès trois mois

Cette dose additionnelle de rappel est possible dès trois mois après le premier rappel pour les plus fragiles (de plus de 80 ans, résidents d’Ehpad ou gravement immunodéprimés). Pour les autres, elle peut s’administrer six mois après le premier rappel. Et, « en cas d’infection entre le premier et le second rappel, on pourra faire une piqûre de second rappel trois mois après l’infection »a précisé le ministère.

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Interrogé pour savoir si le gouvernement envisageait de proposer un deuxième rappel à l’ensemble de la population à l’automne, le ministère a répondu : « Clairement, non. Aujourd’hui, il n’y a pas de scénario probable qui étendrait le deuxième rappel à tous, même s’il faut rester prudent. »

Il a également fourni les chiffres d’injection du vaccin du laboratoire américain Novavax, basés sur une technologie classique : « On attendait des chiffres importants, ce n’est pas ce qu’on a observé. Seules 28 000 doses de ce vaccin ont été injectées depuis mars, c’est très peu, mais cela reste un vaccin utile ». Selon le dernier avis de l’Agence européenne des médicaments (EMA), datant du 14 juillet, le vaccin de Novavax pourrait provoquer des réactions allergiques sévères (anaphylaxie).

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« La pandémie n’est pas terminée »

La pandémie « n’est pas terminé »a prévenu dans son probable dernier avis, publié mercredi, le conseil scientifique Covid-19. « Il faut s’attendre à l’apparition de nouvelles variantes du SARS-CoV-2 en population humaine »avertit l’instance, qui, pendant près de deux ans et demi, a guidé l’exécutif dans ses décisions sanitaires et doit être rétabli à la fin du mois par un « comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires ».

Dans cet avis intitulé « Vivre avec les variants » et daté du mardi 19 juillet, le conseil souligne que le virus « bénéficier maintenant d’un réservoir humain suffisamment large pour une circulation endémique en population humaine ». Selon lui, « cette circulation pourrait au cours des prochaines années rester à des niveaux élevés » et « s’accompagner de poussées épidémiques associées à l’émergence de nouvelles variantes, plus accentuées en période automno-hivernale ».

S’il ne peut s’avancer pour prédire quel variant sera dominant, il espère que l’immunité acquise de la population grâce aux vaccins et infections permettra « une protection croissante contre les formes graves du Covid-19 ».

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Le Monde avec AFP

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