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La Charente s’arme contre la variole du singe

Comment attrape-t-on la variole du singe, Monkeypox de son nom anglais ? « Dans 99 % des cas elle a abouti à des contacts rapprochés de peau à peau », explique Marine Grosset, infectiologue à l’hôpital. Les rapports sexuels avec de multiples partenaires constitutifs des comportements à risque. « En ce sens je la rapproche d’une maladie sexuellement transmissible, mais ce n’est pas via les muqueuses, comme le VIH », cadre la medecin. Les symptômes sont connus : fièvre, maux de tête, et surtout lésions sur la peau. Deux à trois semaines de vives douleurs selon les premiers témoignages de malades. « C’est facile à détecter. En cas de doute, il faut envoyer une photo à son médecin traitant. »

Je ne suis pas inquiet. C’est un virus qu’on connaît bien.

Celui-ci peut alors orienter le patient vers le centre de dépistage mis en place à l’Unité de dépistage hospitalière de Girac. Il consiste en un prélèvement cutané (à l’aide d’un écouvillon) et un nasopharyngé. En cas de résultat positif, le malade doit alors s’isoler pendant trois semaines après l’apparition des premiers symptômes.

Le vaccin réservé aux populations à risque

Pour la vaccination préventive, une ordonnance du médecin est nécessaire. Là encore, l’hôpital d’Angoulême se charge des piqûres (rendez-vous par mail : cegidd@ch-angouleme.fr). Elle est recommandée aux publics les plus touchés jusqu’à présent, à savoir les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes rapportant des partenaires sexuels multiples, les personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples, les prostituées et professionnels de lieux de libertinage. « Jusqu’à présent on ne nous a signalé aucun effet secondaire », assure Marine Grosset. Le vaccin consiste en deux doses à 28 jours d’écart.

Faut-il se préoccuper de cette nouvelle poussée épidémique ? En l’absence de traitement antiviral, le taux de mortalité se situe entre 0 et 10 %, selon Santé publique France. « Je ne suis pas inquietrassure Marine Grosset. C’est un virus qu’on connaît bien depuis des années en Afrique ». Le risque que la maladie, qui touche aujourd’hui des personnes jeunes et en bonne santé, ne s’étend aux enfants ou personnes âgées ne la panique pas non plus. « En Afrique, ce sont les proches qui soignent les malades, les mamans continuent à prendre à bras-le-corps leurs bébés. Mais en Europe on ne fonctionne pas comme ça. » D’autre part, contrairement au Covid, difficile de passer inaperçu avec une variole du singe. Ce qui limite le risque de « fraudeurs » de l’isolement.

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