Débrayages en série pour le groupe Fnac, les salariés en quête de meilleures conditions de travail

publié le samedi 26 mars 2022 à 18h41

300 salariés des Fnac en région le samedi 26 mars.

Ils étaient venus réclamer des augmentations de salaire et d’effectifs ainsi que de meilleures conditions de travail. Le groupe a affirmé avoir “constaté des débrayages dans certains magasins en région concernant 300 collaborateurs sur les 6 300 que compte la Fnac en France” sur le volet exploitation, donc hors effectifs du siège.

“Les débrayages ont duré 2h environ par salarié, ce qui n’a pas affecté le fonctionnement des magasins un samedi”, ajoute le groupe.

Sur 51 magasins en région, “une quarantaine ont débrayé, avec des taux entre 60 et 80% des CDI présents aujourd’hui” et “des magasins qui n’avaient jamais débrayé, comme ceux de Colmar, Limoges et Poitiers”, estime Hervé Gomis, délégué syndical central CFDT.

La CGT et la CFTC avaient également appelé la grève pour réclamer des hausses de salaire à l’approche de la dernière réunion dans le cadre des négociations annuelles obligatoires prévues mardi. L’appel a été peu suivi à Paris, selon diverses sources.

Les trois syndicats rappellent que le groupe Fnac-Darty a annoncé des résultats record pour 2021 et que la société Relais, qui chapeaute les 51 magasins de province, se porte bien.

Effectifs en berne

“On a perdu en effectif”, souligne Marc Pietrosino, délégué central CGT Fnac Relais, pertinent un taux de débrayage d’environ 50% des CDI présents – alternants et intérimaires exclus – sur la cinquantaine de magasins.

“Ce qui fait le succès de cette mobilisation, c’est que les salariés n’en peuvent plus et l’image que veut donner l’entreprise à l’extérieur d’un dialogue social apaisé est fausse”, abonde Hervé Gomis.

Selon la CGT, la direction propose des augmentations de 15 euros brut mensuels pour le bas de la grille de salaires. La CFTC avance, de son côté, une proposition d’augmentation de 0,9% pour les “pieds de grille” et de 1,5% pour les cadres, contre 5% demandés pour tous les salariés face à l’inflation.

Le groupe n’a pas souhaité commenter les négociations en cours mais a rappelé les mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat de ses employés ces deux dernières années : prime exceptionnelle de 400 euros pour 19.000 salariés (soit 85% des effectifs totaux) gagnant moins de 35.000 euros brut fixe, augmentation de 2,2% au 1er janvier sur l’ensemble de la grille dans le cadre des négociations de branche et autres primes.

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