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David Gaudu après la 17e étape du Tour de France : « Valentin Madouas me sauve le cul à chaque fois »

« Vous avez préféré suivre votre rythme ?
De toute façon, je n’avais pas trop le choix vu les jambes que j’avais aujourd’hui (mercredi). Je n’ai pas des sensations de foufou depuis le début du Tour. Les seules sensations corrigées que j’ai eues, c’est sur les pavés et à la Planche. Est-ce que c’est le surlendemain de repos ? Je ne sais pas. Encore merci à l’équipe parce que sans elle… Je ne suis rien sans elle. Valentin (Madouas) me sauve le cul à chaque fois. On se bat encore pour le Top 5. Le Top 3 risque d’être compliqué. Mais un Top 5 sur le Tour, c’est déjà énorme. Il reste une étape sur laquelle il faudra être fort dans la tête.

Avez-vous eu peur dans l’avant-dernière ascension en vous sentant déjà en difficulté ?
J’étais déjà en difficulté dans la Hourquette (d’Ancizan, montée précédente), je n’étais vraiment pas bien. Et après j’ai réussi à basculer avec Valentin. Ça allait un petit peu mieux dans l’avant-dernier col, on est restés avec Valentin. Quand j’ai vu comment c’est monté dès le pied, je me suis dit ”s’ils vont comme ça jusqu’en haut, ils vont être un par un” et ce sera la rebelote du Granon. Au final, c’est un peu ce qui s’est passé. On ne revient pas sur Bardet et Thomas mais on a plutôt bien géré la journée.

« Je me suis dit que j’allais lui faire la chic dans la dernière rampe. Il n’a pas voulu rouler, c’est un juste retour des choses. »

Vous placez une attaque pour prendre quelques secondes sur Quintana…
Oui parce qu’il ne m’a pas passé un relais dans la montée. Il a décidé de m’attaquer, il y avait le DS qui me gueulait de lui faire la chic, je me suis dit que j’allais lui faire la chique dans la dernière rampe. J’ai vu qu’il avait lancé de trop loin. Je me suis dit ”toi mon coco je vais venir te chercher, je vais te déposer”. Il n’a pas voulu rouler, c’est un juste retour des choses.

L’élastique s’est distendu mais il tient encore…
Ça tient mais il faut que ça tienne demain (jeudi). Il en reste une. Tout le monde est au bout du rouleau. Il va falloir être très fort mentalement.

Qu’est-ce que vous faites tenir mentalement ?
C’est l’équipe. Avec tout le début de saison galère que j’ai eu, je me dis que je suis en passe de faire un gros truc. Parce que Top 5 du Tour, c’est déjà énorme. Toute l’équipe me fait confiance depuis le départ. Stefan (Kung) s’est sacrifié sur l’étape de pavés, tout le monde s’est sacrifié un jour ou l’autre pour moi, je n’ai juste pas envie de lâcher pour eux quoi. Valentin sans lui aujourd’hui je ne fais pas grand-chose, il m’a traîné toute l’avant-dernière montée avec Thibaut Pinot, il m’a traîné dans la vallée puis encore dans la dernière montée. Rien que pour ça je n’ai pas le droit de lâcher dans la tête. »

On ajoute la formation UAE affaiblie, avec seulement 4 coureurs. Elle n’est finalement pas du tout affaiblie…
Dans tous les cas, quand vous avez un mec capable de faire exploser le peloton, qu’il reste 15 mecs ou qu’il vous en reste un à vos côtés, vous êtes toujours une formation forte. »

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