Dans l’alimentaire, la hausse des prix s’accélère

Dans l'alimentaire, la hausse des prix s'accélère
Written by admin

Pâtes, huile, farine, café, sucre, beurre, œufs ou volailles… Tous ces produits ont coûté plus cher au consommateur français au mois de mars. Le prix des pâtes à bondi de plus de 13 %, l’huile et la farine de plus de 7 %, et le reste de la liste de courses, entre 3 % et 4,5 %. « En mars, on note une franche inflation. Pour l’ensemble des produits de grande consommation, elle est passée de 0,58 % en février à 1,49 % en mars. Sur les seuls produits alimentaires, elle est, en moyenne, de 1,73 % », affirme Emily Mayer, de l’institut IRI, qui scrute les achats des consommateurs en sortie de caisse des super et hypermarchés. Le résultat des négociations commerciales entre industriels et distributeurs destinés à fixer les tarifs annuels des marques nationales, achevées le 1euh mars, commence donc à se faire sentir. Cependant, les effets devraient être encore plus perceptibles dans les semaines à. « Nous tablons sur 3 % d’augmentation en avril »estime Mmoi Mayer.

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Ce n’est qu’un début. A peine l’encre des contrats signés était-elle sèche que les industriels réclamaient déjà la reprise des discussions. La guerre en Ukraine a amplifié un phénomène déjà prégnant de progression généralisé des cours du pétrole, du gaz, des céréales, des huiles, du transport, des emballages… A cela s’ajoute, pour la France, une épizootie de grippe aviaire d’ une ampleur inégalée, qui réduit les cheptels de volaille. Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé un plan de résilience, qui prévoit notamment la réouverture des négociations commerciales.

« Les 3 % obtenus en moyenne ne suffisent pas. Face à « l’inflation Poutine », c’est 8 % à 10 % de hausse immédiate qu’il faut pour sauvegarder notre agriculture », a déclaré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors du congrès du syndicat agricole, mardi 29 mars. Chacun fait ses comptes. Le groupe Avril, qui commercialise l’huile de tournesol Lesieur, même s’il s’approvisionne auprès des agriculteurs français, est confronté à l’enchérissement de cet oléagineux, dont l’Ukraine commercialise la moitié des volumes mondiaux.

« Flambée du coût des transports »

« Nous avons obtenu une augmentation de 9 % à 10 %, pour tenir compte de la progression des cours de la matière première agricole. Mais cela ne prend pas en compte l’inflation du coût de l’énergie, du transport. Nous demandons au moins autant maintenant », explique Jean-Philippe Puig, directeur général d’Avril. La filière volaille hexagonale subit, quant à elle, la hausse du coût des céréales et l’épidémie de grippe aviaire. Le poulet avait déjà été revalorisé de 9 % en 2 021. « Nous avons eu 5 % de hausse en mars. Il reste encore 20 % à passer », affirme Gilles Huttepain, vice-président de l’Anvol, interprofession de la volaille de chair.

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