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Covid long : douleurs abdominales, picotements… un patient sur huit aurait des symptômes durables, selon une étude

Une personne sur huit expérimentée de Covid garderait des symptômes sur le long terme, selon une étude.

Le Covid, c’est une chose, le Covid long, c’en est une autre. En effet, parmi les personnes connaissant le virus, une sur huit garderait à long terme l’un des symptômes caractéristiques du Covid longselon une étude néerlandaise publiée le vendredi 5 août dans le journal scientifique Le Lancet. Une étude notamment relayée par l’AFP et nos confrères de franceinfo.

Il s’agit d’une des premières études à comparer les symptômes à long terme après une infection par le Covid avec des symptômes dans une population non infectée. Pour la mener à bien, entre février 2020 et août 2021, les chercheurs ont envoyé à 24 reprises à 76 422 participants un questionnaire sur 23 symptômes couramment associés au Covid long.

12,7 % de malades ont développé un Covid long

Ils sont ensuite arrivés à la conclusion que 21,4 % des participants positifs au Covid-19 ont connu au moins une augmentation des symptômes principaux trois mois ou plus après l’infection : problèmes respiratoires, perte de goût et d’odorat, fatigue etc. .

Soit 8,7 % des participants non infectés ont développé des symptômes similaires. Sauf que dans leur cas, ils ne peuvent pas avoir été causés par le Sars-CoV-2. Les chercheurs ont donc démontré qu’une partie similaire des symptômes constatés chez les anciens malades du Covid n’était pas non plus provoquée par le virus. Ils estiment donc que la part de malades ayant développé un Covid long à 12,7 %, comme le rappelle Sud-Ouest.

Quels sont les principaux symptômes du Covid longtemps ici constatés ?

Ces symptômes comprennent “des douleurs abdominales, des difficultés et des douleurs respiratoires, des douleurs musculaires, une agueusie (absence de sensibilité gustative) ou une anosmie (perte d’odorat), des picotements, une gêne dans la gorge, des bouffées de chaleur ou de froid, une lourdeur des bras ou des jambes ainsi qu’une fatigue générale”, énumère cette étude.

Les femmes plus supportées que les hommes par le Covid longtemps ?

Dans une étude publiée le vendredi 22 juillet par Santé Publique France, 4 % des 27 537 répondants présentaient les critères d’un “Covid long”. Parmi les personnes ayant eu une “infection probable ou avérée” au coronavirus trois mois antérieurs, le chiffre augmente radicalement, et passe à 30 %. Plus le temps passe, et moins ce pourcentage est élevé. La prévalence passe à 20 % dix-huit mois après la contamination. À l’échelle de la population française, au moment de l’étude, le “Covid long” concernerait 2,06 millions de personnes de plus de 18 ans.

Les “femmes, les actives et les personnes ayant été hospitalisées” seraient davantage touchées par cette affection post-Covid-19. Ces catégories de personnes présentaient des prévalences plus élevées : respectivement 21,8 %, 32,3 % et 38 %.

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