You are currently viewing contamination, transmission, cas… Tout savoir

contamination, transmission, cas… Tout savoir


VARIOLE DU SINGE. À ce jour, sept cas de variole du singe ont été détectés en France, et les 400 cas ont été dépassés dans le monde. Santé publique France recommande un protocole sanitaire strict en cas de contaminations et recommande aux personnes à risque de se faire vacciner.

L’essentiel

  • La variole du singe – aussi appelée “Monkeypox” – circule en France. Santé publique France compte 7 cas confirmés dans l’Hexagone. Cette maladie rare se propage particulièrement en Europe et en Amérique du Nord, mais plus de 400 contaminations ont été détectées à travers le monde.
  • La ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon et Santé publique France intimant les personnes cas contact et des soignants à se vacciner contre la variole du singe par mesure de précaution. La ministre s’est toutefois voulue rassurante et a indiqué le 25 mai sur RTL qu’une flambée de la maladie n’est pas attendue.
  • Santé publique France a également mis au point des protocoles sanitaires à destinations des personnes infectées par la variole du singe, les cas suspects et les cas contact pour éviter la propagation épidémique du virus.
  • La variole du singe est souvent bénigne, mais elle peut provoquer des symptômes graves, notamment chez les hommes. Elle est potentiellement mortelle dans les très rares et très graves cas. Il n’existe pas de vaccin.
  • D’après le système de santé du Royaume-Uni, le National Health Service, la transmission de la variole du singe de l’animal à l’homme peut s’opérer de deux manières différentes. Tout d’abord si une personne consomme un animal porteur du virus et que la viande n’a pas été assez cuite. Il est également possible de contracter le monkeypox en touchant la peau ou la fourrure d’un animal touché par le virus.
  • C’est une hypothèse qui a circulé sur les réseaux sociaux : la variole du singe serait apparue à cause du covid-19. Les fake news crient les professionnels de santé et les chercheurs notamment ceux de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) dans les colonnes de la Dépêche du Midi : “De nombreuses rumeurs et fausses informations se propagent déjà sur Internet, notamment concernant un éventuel lien entre la maladie et les vaccins anti-Covid qui utilisent un adénovirus de chimpanzé comme vecteur viral. Ce lien n’est absolument pas fondé”.

En direct

15:25 – Un neuvième cas confirmé en Belgique

Un nouveau cas de variole de singe a été confirmé au CHU Saint Pierre de Bruxelles. Il s’ajoute à la liste des 8 cas déjà détectés dans le plat pays.

14h30 – Des tests PCR pour détecter la variole du singe en préparation ?

Mercredi 25 mai, dans un communiqué, le directeur de la division Diagnostics de Roche a indiqué que les tests PCR pour détecter la variole du singe étaient bien à l’étude : “Nous avons très rapidement développé une nouvelle série de test pour la détection du virus de la variole simienne et le suivi de sa propagation.” Cependant, il est important de préciser que ces tests ne seront pas à destination du grand public, mais bien pour réaliser des études sur le monkeypox, en laboratoire.

13:30 – L’Union européenne va faire des achats groupés de vaccins

Alors que l’inquiétude mondiale par rapport à la progression de la variole du singe en Europe, la commission européenne a annoncé que l’Union européenne prépare la commande de vaccins et autres traitements contre le monkeypox. En outre, l’organisme européen Health Emergency Response Authority (HERA) “travaille avec les États membres et les fabricants pour se procurer des vaccins et des traitements contre la variole du singe”, a précisé le porte-parole de la commission européenne pour les questions de santé, Stefan de Keersmaecke.

12:45 – Que faire si l’on est cas contact ?

Si vous avez été en contact rapproché avec une personne contaminée à la variole du singe, ou même un cas probable, alors vous êtes déclaré cas contact. Santé publique France indique que par contact rapproché, il s’agit de comprendre “contact physique et direct non protégé”, c’est à dire tout un contact avec une peau lésée, des actes sexuels, des soins médicaux ou encore des fluides corporels.

En savoir plus

La Direction générale de la Santé (DSG) a annoncé, le mardi 25 mai 2022, la détection de deux nouveaux cas de variole du singe en France, portant le nombre de contaminés à 7. Comme lors de la toute première contamination, le ministère de la Santé a précisé que “dès la suspicion de son infection, cette personne a été prise en charge. En l’absence de gravité, elle est isolée à son domicile”. Le premier malade était “un homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus”. Pour endiguer la circulation du virus, les autorités sanitaires ont annoncé qu’une “enquête épidémiologique approfondie serait mise en œuvre par les équipes de Santé publique France” et que “les personnes ayant été en contact étroit avec ces patients sont en cours de recensement” .

Selon les premières constatations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la variole du singe trouve son origine en Afrique du centre et de l’ouest. Des pays tels que le Nigéria ou le Cameroun seraient les principaux foyers d’origine. Connue depuis les années 1970, cette maladie tend normalement à se développer dans les zones tropicales. La voir se développer dans des pays n’ayant pas ce climat est une surprise pour les scientifiques.

Des cas de variole du singe ont été importés dans des pays favorisés depuis sa découverte, notamment aux États-Unis, où ils sont restés « rares », selon le Centre américain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). En effet, au printemps 2003, des cas avaient été confirmés dans le pays, marquant ainsi la première apparition de cette maladie en dehors du continent africain.

Les nouveaux cas de variole du singe sont en progression dans le monde et l’OMS a prévenu les autorités sanitaires de tous les pays : il faut s’attendre à ce que la progression perdure. Ci-dessous, retrouvez les données mises en graphique par Ourworldindata, qui permettent de visualiser l’évolution de la circulation de la maladie.

Le nombre de contaminations demeure pour le moment assez circonscrit, on note en Europe un phénomène de transmission plus important au Royaume-Uni, à moins que les services des autorités sanitaires aient développé des moyens plus efficaces pour identifier les nouveaux cas de variole du singe. La carte proposée par Ourdatainworld permet de mesurer les distorsions dans la propagation de la variole du singe dans les différents continents du monde.

L’Angleterre a été la première à tirer la sonnette d’alarme. Un premier malade de la variole du singe a été rappelé le 7 mai, il s’agissait d’une personne qui rentrait d’un voyage au Nigéria. L’agence britannique de sécurité sanitaire assure qu’à l’exception du premier cas détecté, la transmission entre les autres cas serait faite au sein du pays. Depuis, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. L’Espagne, le Portugal, le Canada et les États-Unis ont, tour à tour, signalé avoir repéré la présence de la variole du singe, ou ce qui semble l’être, sur leur territoire. La Suède et l’Italie ont suivi. Près de 20 pays sont concernés.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la variole du singe est contractée par la « consommation de viande d’animaux infectés pas suffisamment cuite ». En effet, à l’origine, il s’agit d’une maladie infectieuse causée par un virus transmis par des animaux, principalement des rongeurs. La transmission humaine serait le fruit de contacts avec une personne déjà contaminée ou avec ses liquides organiques (salive notamment).

Mais la variole du singe peut également se transmettre par contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un sujet infecté ou des objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d’un patient. Les relations sexuelles pourraient ainsi propager la maladie selon l’Agence britannique de sécurité sanitaire. Les rapports protégés sont donc préconisés.

Les symptômes ressemblent à ceux des patients atteints de variole, mais en plus légers. Dans les 5 premiers jours, l’infection provoque plusieurs symptômes : de la fièvre, des maux de tête, un gonflement des ganglions lymphatiques (adénopathie), des douleurs dorsales, des douleurs musculaires (myalgies) et de l’épuisement (asthénie).

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe des symptômes d’éruption cutanée qui commencent souvent sur le visage puis s’étendent à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains , les plantes des pieds et les muqueuses (bouche et région génitale). Des démangeaisons sont réalisées. Les lésions passent par différents stades successifs : macules, papules, vésicules, pustules et croûtes. Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses. Les autres muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées. “L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La phase de fièvre dure environ 1 à 3 jours. La maladie, généralement bénigne, guérit le plus souvent spontanément, au bout de 2 à 3 semaines” souligne Santé Publique France .

Si les symptômes semblent virulents, surtout chez les hommes, le taux de mortalité reste faible. En effet, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme “qu’en général, le taux de létalité s’est établi entre 1 % et 10 %, la plupart des décès survenant chez les plus jeunes”. Deux ans après le début de l’épidémie de coronavirus, doit-on s’inquiéter de la propagation d’un nouveau virus ? Selon Antoine Gessain, responsable de l’unité d’épidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes à l’Institut Pasteur, la variole du singe ne présente qu’une faible dangerosité, comme il l’a expliqué à BFMTV. Aucun vaccin n’est nécessaire. Il se veut même rassurant : “il n’y a pas beaucoup de risque d’une grande pandémie.”

Certains pays ont rapidement adopté des mesures pour éviter la propagation du virus. Les autorités sanitaires du Portugal et de l’Espagne ont ainsi déclenché une alerte sanitaire nationale. L’Italie a indiqué que la situation était “sous surveillance constante” et les autorités suédoises “enquêtent désormais avec les centres régionaux de contrôle infectieux pour savoir s’il y a davantage de cas”.

L’Espagne a décidé de prendre les devants. Le royaume ibérique a indiqué, ce jeudi, se préparer à l’achat de milliers de vaccins antivarioliques, normalement destinés à lutter contre la variole, maladie d’une gravité extrême que l’OMS avait déclarée éradiquée en 1980. “Nous devons trouver un moyen pour acheter rapidement ces vaccins car c’est un outil très précieux pour arrêter l’épidémie”, a commenté auprès du quotidien madrilène El Pais Elena Andradas, la directrice générale de la santé publique de la communauté de Madrid. Ce vaccin n’est pas destiné à être administré à la population générale, mais uniquement aux contacts des cas confirmés.

Selon un article de La Tribune, fin 2012, la France disposait d’un stock stratégique de vaccins de 1ère génération de plus de 82 millions de doses. Ces stocks sont conservés depuis 40 ans par le Service de Santé des Armées (SSA).

Leave a Reply