Comment éviter de développer un cancer colorectal ?

Comment éviter de développer un cancer colorectal ?
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C’est une maladie pas très bien connue qui est pourtant, derrière le cancer du sein, c’est la deuxième qui est enregistrée de nouveaux cas. Chaque année, le cancer colorectal touche 43.000 personnes en France, dont 54% d’hommes et 46% de femmes. En tout, 95% des cas sont dépistés après l’âge de 50 ans. À l’occasion de l’opération Mars bleu, l’équipe de Bien fait pour vous a reçu Stéphanie Barré, coordinatrice des programmes de dépistage des cancers à l’INCA (Institut national du cancer), qui a évoqué les différentes façons d’éviter cette maladie.

Un dépistage précoce pour réduire les risques

Le cancer colorectal se traduit par une maladie des cellules de la muqueuse du côlon, qui va de l’intestin jusqu’au rectum. Cela donne soit une tumeur bénigne, qu’on appelle polype ou adénome, soit dans 2-3% des cas, un cancer. Plus on a de polypes, plus on est susceptible de développer un cancer, qui se fait dans une évolution très lente.

C’est pourquoi le dépistage est un passage primordial. “C’est la ‘chance’ qu’on a avec ce cancer, c’est qu’on a largement le temps d’intervenir, de le dépister, de suspecter la présence de polypes. Dès que vous suspectez la présence d’un polype, vous pouvez le retirer avant qu’il ne se transforme en cancer”, explique Stéphanie Barré au micro d’Europe 1. Les chances de survie sont “excellentes : c’est 90% à cinq ans, ça se guérit 9 fois sur 10”, poursuit la coordinatrice, qui a mis l’accent sur l’intervention “à un stade très précoce”.

Depuis le 1er mars, on peut désormais commander un test de dépistage sur un site de commande en ligne directement, en présentant le courrier qui vous invite à vous faire dépister. Il s’agit du site monkit.dépistage-colorectal.fr.

Adopter une bonne alimentation et éviter l’alcool

Au-delà du dépistage, on peut également adopter de bons comportements pour réduire le risque de développer un cancer colorectal. Le premier facteur concerne l’alimentation. Stéphanie Barré explique que l’on peut “influer sur le risque en diminuant sa consommation de viande rouge ou de viande transformée, en mangeant plus de fibres (fruits, légumes)”.

La coordinatrice de l’INCA insiste surtout sur la diminution de la consommation d’alcool. “C’est le deuxième facteur de risque de cancer colorectal”, affirme-t-elle. “L’alcool, ce n’est pas plus de deux verres par jour et pas tous les jours, c’est important”, rappelle Stéphanie Barré sur Europe 1.

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