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Boeing revient sur Airbus dans la course aux commandes

Les salons aéronautiques internationaux sont bel et bien répartis. Si le salon de Dubaï en novembre 2021 marquait le remplacé, celui du Farnborough qui s’achèvera dimanche en est la confirmation. Et à travers ces salons, c’est le match Airbus-Boeing qui revient sur le devant de la scène. Même si la performance des deux compétiteurs ne reste pas dans les annales, elle est toujours intéressante à regarder.

Là où Airbus avait animé le tarmac dubaïote avec 269 commandes fermes et 139 engagements sur trois jours, ainsi que le lancement commercial de son avion-cargo A350F, le constructeur européen s’est montré bien plus discret dans les travées de Farnborough. A l’inverse, Boeing qui avait dû se contenter de miettes et attendre le dernier jour pour sauver son salon avec une commande de 72 moyens-courriers 737 MAX.

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Boeing le grand animateur avec le MAX

Dans la campagne britannique, c’est pourtant bien le constructeur américain qui a occupé le devant de la scène grâce à son MAX, qui confirme encore un peu plus son retour en grâce. Après avoir parfaitement lancé son salon avec une commande de Delta Air Lines pour 100 exemplaires fermes du 737 MAX 10 (et 30 en options), Boeing a maintenu la pression les jours suivants. Il a signé un nouveau contrat avec le fonds d’investissement américain 777 Partners pour 30 appareils fermes de la famille MAX, des 737 MAX 8 et 8-200, assortis d’options pour 36 de plus. Et comme il est dur d’imaginer un salon sans commande de loueur, c’est Aviation Capital Group qui s’est engagé pour 12 Boeing 737 MAX 8 de plus.

Toujours pour le 737 MAX, un dernier beau contrat a également été signé avec Qatar Airways pour 25 MAX 10. Déjà dans les tuyaux depuis quelques mois, ces appareils seront notamment remplacés les A321 NEO annulés par Airbus.

Boeing a aussi formalisé une commande avec ANA pour 20 exemplaires fermes du 737 MAX 8 et 10 en options, mais le groupe japonais avait déjà annoncé la confirmation du contrat la semaine précédente. Et les avions avaient déjà été intégrés au carnet de commandes.

En face, le constructeur européen a dû se contenter de 12 A220-300 pour Delta Air Lines, qui devient ainsi le principal client de l’appareil, et 17 A321 NEO – dont des exemplaires long-courriers A321 XLR – pour Latam Airlines. Son plus beau fait d’armes a été la confirmation du contrat avec Easyjet pour 56 appareils de la famille A320 NEO, mais il s’agit de droits d’achat d’une précédente commande sur lesquels la compagnie britannique avait déjà communiqué depuis plusieurs semaines .

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Quelques 787 pour corser l’addition

Déjà dominant dans le moyen-courrier, Boeing a aussi réussi à écouler quelques long-courriers à Farnborough, malgré un contexte toujours compliqué pour ce secteur – sans oublier les problèmes de qualité rencontrés par le constructeur sur le 787 et de certification sur le 777X. Plus gros client du Dreamliner, le loueur AerCap a conforté encore un peu plus sa position avec cinq 787-9 supplémentaires. Azerbaidjan Airlines s’est contenté de sa part d’un protocole d’accord pour quatre 787-8.

Point fort de Boeing, le cargo a également répondu avec la sélection du 777-8F par Cargolux pour remplacer ses 747-400, mais surtout avec les avions passagers convertis en cargo. Le constructeur a enregistré une commande d’Aircompany Armenia et de Georgian Airlines pour trois 737-800BCF, et celle du loueur BBAM pour neuf exemplaires, avant de clôturer la série par trois 767-300BCF fermes et une en option pour Saltchuk Aviation.

Au final, Boeing engage donc pas moins de 172 appareils fermés et 70 options et engagements, sans compter ANA, ainsi que pour 15 appareils convertis en cargo avec une option. En face Airbus se contente de 29 commandes, sans compter celles d’Easyjet.

Le constructeur européen peut néanmoins se consoler au vu des 442 commandes brutes déjà enregistrées fin juin – en attendant la confirmation des commandes géantes des compagnies chinoises – contre 286 pour Boeing. La différence est moins flagrante en tenant compte des annulations, avec 259 commandes nettes pour Airbus contre 205 pour Boeing.