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BlaBlaCar, l’application de covoiturage largement plébiscitée pour cet été

La plateforme attend plus de 4,5 millions de voyageurs cet été. Si les conducteurs sont ravis, les avis restent mitigés du côté des passagers.

Après deux ans de pandémie, BlaBlaCar remplace les chapeaux de roues. Sur Twitter, le groupe précisait le 1er juillet attendre plus de 4,5 millions de voyageurs cet été. Face à cet engouement, certains conducteurs se lancent dans le covoiturage, comme Laurent-Emile.

Ce Belge a testé BlaBlaCar comme passager pendant ses vacances sur la Côte d’Azur et dès son retour à Bruxelles, il a proposé ses services de conducteur. «Je viens d’emménager dans la capitale belge et je me sentais un peu coupable d’avoir une voiture en ville, je me suis donc dit que j’allais en faire profiter d’autres personnes», mentionne-t-il au Figaro. Laurent-Emile le reconnaît, «la hausse du prix du carburant a également joué un rôle» dans son inscription.

Pour son premier trajet, à 150 kilomètres de Bruxelles, il conduit deux jeunes filles se rendant à leur scène. Il s’inscrit ensuite sur BlaBlaCar Daily pour son trajet domicile-travail. En une semaine, il a rencontré une personne qui habite à côté de chez lui et qui travaille dans la même ville. Laurent-Emile prévoit de renouveler l’expérience avec elle chaque mardi et jeudi. «Pour mes trajets quotidiens, mes frais de carburant sont totalement couverts grâce à BlaBlaCar et à la participation de mon employeur», nous explique le Belge.

Débat autour des frais de service

Théo, 23 ans, a créé il ya deux ans un groupe Facebook intitulé BlaBlaCar Monde, réunissant plus de 1700 membres. Il l’assure, «le nombre de demandes pour insérer le groupe a explosé depuis un an». Lancé en 2004, BlaBlaCar compte désormais 100 millions d’utilisateurs dans 22 pays, dont 20 millions en France. Sur le groupe Facebook, de nombreux passagers partagent chaque jour leur itinéraire, dans l’espoir de trouver un conducteur. En août prochain, Théo va rouler entre Les Herbiers (Vendée) jusqu’à Paris, pour un tarif de 32 euros. Il espère ne pas être seul dans sa voiture, principalement pour effectuer de nouvelles rencontres. «Je suis un vrai moulin à paroles», souligne au Figaro le jeune homme.

Côté passager, l’engouement est moins marqué. Coline, 23 ans, utilise BlaBlaCar depuis 2017 pour relier la ville de ses études, Lille, à sa maison familiale située au Havre. «En train, il n’y a aucun trajet direct, il faut passer par Rouen ou Paris. Je gagne une heure grâce à BlaBlaCar», indique-t-elle. Si le trajet est normalement aux alentours de 20 à 26 euros (contre 40 euros en train), elle a remarqué de fortes augmentations depuis le début de l’année. L’étudiante regrette que «certains conducteurs cherchent à profiter de la hausse de la demande en proposant des trajets à 50 euros». Pour obtenir des tarifs attractifs, elle conseille de réserver son trajet au moins «deux semaines à l’avance».

Un sujet précis anime les passagers de BlaBlaCar : les frais de service prélevés par la plateforme. «À chacun de mes déplacements, on en discute avec les autres utilisateurs», précise Coline. L’étudiante a remarqué une augmentation de 3 à 7 euros pour le même trajet, en l’espace de quelques mois. Sur son site, BlaBlaCar reste assez flou, écrivant que ces frais permettent de «vous fournir une aide 7j/7», de «créer une plateforme plus sûre en vérifiant nos membres» et de «vous offrir la meilleure expérience tout au long du voyage». Ils sont calculés «à partir du prix que le conducteur ou la conductrice fixe pour son trajet». Afin d’éviter ces frais, certains usagers échangent leurs contacts pour éviter de passer par la plateforme. Il suffit de “retirer une place sur l’application et de payer directement le conducteur de main à main», conclue Coline.

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