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Basket/Elan Béarnais : « Le club n’appartient plus aux Américains »

” La fin “. Un après avoir commencé, l’histoire est déjà terminée entre Counterpointe Sports Group et l’Elan Béarnais. « L’acte de cession a été signé par les Américains », a sobrement…

” La fin “. Un après avoir commencé, l’histoire est déjà terminée entre Counterpointe Sports Group et l’Elan Béarnais. « L’acte de cession a été signé par les Américains », a sobrement commenté ce vendredi soir le président du club, David Bonnemason-Carrère. Lequel n’a pas souhaité faire davantage de commentaires, soucieux désormais de préparer le passage du club devant la chambre d’appel de la Fédération, après les deux refus essuyés auprès de la Direction nationale de conseil et de contrôle de gestion (DNCCG) de la Ligue.

« Il n’y a encore rien de signé », temporisait encore en début d’après-midi David Otto, président fondateur de CSG et, à ce moment, encore propriétaire de l’Elan. Les discussions qui « ont démarré il ya un peu plus d’une semaine », dixit Otto, ont donc abouti, sans qu’il ne souhaite entrer dans les détails : « Ce que je peux dire, c’est que nous allons perdre de l’argent dans ce deal. »

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Bayrou « optimiste »

Les repreneurs, bien que cela n’ait pas encore été officialisé, sont bien les personnalités qui ont été évoquées ces derniers jours, avec l’ex-ministre des Sports et avocat Thierry Braillard au cœur des discussions et, en première ligne, le président de Beautysané et Eat4Good, l’entrepreneur Sébastien Ménard, par ailleurs conseiller municipal de Biarritz.

« Une étape importante a été franchie », a réagi ce vendredi en début de soirée le maire de Pau François Bayrou. « Au terme de cette période rocambolesque finalement le club n’appartient plus aux Américains. Il va être repris par des Français. Avec, au moins au départ, une puissance budgétaire minimale. Mais on a vu l’an dernier que le budget promis n’était pas respecté. »

Malgré la baisse probable du budget en dessous des 5 millions d’euros, contre 7,8 millions annoncés pour 2021/2022, cette porte de sortie est porteuse d’espoir pour le club, jusqu’alors promis à une descente en Nationale 3. Ce qui serait synonyme de dépôt de bilan. Devant la chambre d’appel, l’Elan Béarnais aura des éléments nouveaux à présenter, des garanties, susceptibles d’inverser la tendance. Donc de favoriser la suite de son histoire dans l’élite.

Soutien

« J’ai l’espoir que la Ligue et la Fédération, qui ont des sentiments de respect et d’amitié pour l’Elan, acceptent sa réinscription », a encore déclaré François Bayrou. « Des contacts que j’ai eus, je suis optimiste, mais il faut bien entendu que les délibérations soient prises. » Et pour que cela se fasse, la collectivité s’engagera en vue du rendez-vous de lundi, au contraire des dernières délibérations communautaires, où l’Elan Béarnais ne figurait pas parmi les clubs professionnels soutenus.

Entendez par là que le club, qui sera représenté à Paris par David Bonnemason-Carrère, son commissaire aux comptes et des experts-comptables, aura en main le document qui attestera du soutien à venir de la communauté d’agglomération Pau-Pyrénées. « J’ai toujours dit que nous serions au rendez-vous et nous l’avons été. Je n’ai pas l’intention de changer nos engagements mais bien, au contraire, de les soutenir. » Ensuite, l’idée serait de relancer, pour de bon cette fois, le cercle vertueux. « Mon deuxième espoir est que d’autres investisseurs rejoignent ensuite le club pour le renforcer. Mais je pense d’ores et déjà aux nombreux anciens joueurs auxquels j’ai parlé, à quel point ils seront heureux si ce club qui leur tient tant à cœur échappe à la relégation. »

« C’est dommage. Nous n’avons pas voulu que ça arrive », glissait de son côté David Otto. « Il y a beaucoup d’opportunités, je continue de le croire, tout comme je crois au modèle de CSG. J’aurais souhaité que ça marche, il y a beaucoup de déception de notre côté mais nous allons continuer à travailler sur nos projets. »

Ce ne sera pas à Pau.

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