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Avec la hausse des prix des carburants, le moteur à eau de Laurent cartonne

Laurent Baltazar a commencé à commercialiser son kit d’hybridation à eau, baptisé Éco l’eau, il y a dix ans. ©Côté Brest

Laurent Baltazar garde la tête froide malgré la frénésie ambiante. Le chef d’entreprise, basé à Sainte-Sève, près de Morlaix (Finistère)croule sous les demandes.

Avec la hausse des prix du carburant, Éco l’eau, son kit d’hybridation à l’eau qui s’installe sur les moteurs des véhicules, cartonne.

20 % de carburant en moins

Et pour cause, l’entrepreneur vante une économie de 20% de carburant, en moyenne. « Il y a aussi des gains en termes de durabilité du moteur. On l’encrasse moins, donc il dure plus longtemps. On gagne en tout car il y a aussi une baisse de la pollution. On peut réduire jusqu’à 30% les émissions de particules fines et de CO2. »

L’argumentaire du Morlaisien ne s’appuie pas sur les études, mais sur les retours des clients : « Ceux du terrain ! C’est mieux que des bandes de tests. Nous sommes pragmatiques ! »

Du dopage à l’eau

En quelques mots, l’entrepreneur résume le fonctionnement de son produit :

C’est du dopage à l’eau. On booste les performances du moteur grâce à un procédé naturel : l’eau qui se transforme en brouillard et qui alimente le moteur par l’admission d’air.

Informaticien et comptable, Laurent Baltazar a développé son kit en autodidacte« après avoir lu un article de Sciences et vie». Pendant deux ans, il a fait des recherches et testé son processus, jusqu’à obtenir satisfaction. « Je n’ai pas inventé le principe, mais j’ai fabriqué mon produit. Je ne suis pas le seul, il y a de la concurrence. »

Un an de chiffre d’affaires en un mois

Son kit a été commercialisé en 2012, avec succès. L’homme a notamment connu des pics d’activité, en lien avec la hausse du prix des carburants, comme en 2018 et la crise des Gilets jaunes.

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Depuis mars 2022 et l’envolée des tarifs à la pompe, son produit s’arrache. « En mars, en un mois, on a réalisé un chiffre d’affaires, raconte Laurent Baltazar. Et depuis, tous les moisenregistré 50 % de croissance. »

En moyenne, l’entreprise réalise 150 000 euros de chiffre d’affaires par an, hors crise sanitaire. « Le Covid nous a bien impactés, mais nous en avons profité pour faire du stock et développer le réseau et les process. »

Illustration d'un kit installé.
Le kit peut s’installer sur tout type de moteur thermique, celui d’une voiture mais aussi d’un camion ou un engin agricole. ©Éco l’eau

Une installation en solo ou chez un garagiste

« Le kit s’adapte à tous les moteurs thermiques», précise Laurent Baltazar, qui en vend une centaine par semaine. Ceux des voitures mais aussi ceux des camions, des engins agricoles, des groupes électrogènes… Il réfléchit actuellement à son adaptation sur les chalutiers.

Le kit est commercialisé sur internet à 599 euros (livraison possible) sans pose. « Il s’installe facilement, à condition d’avoir des notions de mécanique et du temps », avance l’entrepreneur. Et de préciser d’emblée :

Si on l’installe mal, il n’y a pas d’incidence sur le moteur, mais les économies ne seront pas au rendez-vous.

Le kit passe à 1090 euros avec l’installation par un professionnel pour un véhicule léger, 1290 euros pour un utilitaire.

Depuis une décennie, l’entreprise assurait seule les interventions. Pour faire face à la demande, elle s’appuie, depuis le début de l’année, sur un réseau de garagistes franchisés, essentiellement installés dans le Grand Ouest. Ils sont 22 actuellement, l’objectif étant d’arriver à une cinquantaine d’ici la fin de l’année.

Un produit « intemporel »

Laurent Baltazar a rencontré en exergue un produit « intemporel et qui ne nécessite aucun entretien ». Certains clients l’utilisent depuis 10 ans. Le kit peut aussi être désinstallé pour être remis sur un autre véhicule.

En moyenne, il faut 20 000 km pour l’amortir. Certains le font en trois mois, d’autres en deux ans.

L’entreprise réalise 80 % de ses ventes en France. Jusqu’ici, elles émanaient à 80 % des particuliers. « D’ici la fin de l’année, la tendance devrait s’inverser. » Les professionnels sont de plus en plus nombreux à se rapprocher d’Éco l’eau. Laurent Baltazar a décroché des contrats avec de grands groupes comme Eiffage, Dior ou Centragri.

Le chef d’entreprise emploie actuellement 12 personnes. L’effectif passera à une vingtaine d’ici la fin de l’année, et en septembre, il ouvrira un salle d’exposition de 90 m2, au bord de la voie express. « Il faut grandir pas à pas, soutenir le Finistérien. Rien n’est jamais acquis, il faut rester maître de la situation. »

L’État sollicité

Depuis le démarrage, Laurent Baltazar s’échine à améliorer son procédé, pour s’adapter à l’évolution des moteurs. « Je vois l’aspect écologique avant les économies », argumente-t-il.

Avec l’ambition de voir son processus « écologiquement validé » par l’État. « Plus on aura un poids économique, plus on sera écouté. Il y a encore du boulot, mais on commence à parler nous. »

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