au moins vingt cadavres dans une rue de Boutcha, ville proche de Kiev venant d’être libérée

au moins vingt cadavres dans une rue de Boutcha, ville proche de Kiev venant d'être libérée
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L’Ukraine a annoncé ce samedi que Boutcha avait été “libérée”, mais cette ville a été dévastée par les combats. Les cadavres d’au moins vingt hommes ont été retrouvés dans une rue.

Les cadavres d’au moins vingt hommes portant des vêtements civils gisaient ce samedi dans une rue de Boucha, une ville au nord-ouest de Kiev que les soldats ukrainiens venaient de reprendre aux forces russes.

L’un des hommes avait les mains liées et les corps étaient éparpillés sur plusieurs centaines de mètres. On ne pouvait dans l’immédiat déterminer la cause de leur mort, mais une personne présentait une grande blessure à la tête.

Ces derniers jours, les forces russes se sont retirées de plusieurs localités proches de la capitale après l’échec de leur tentative de l’encercler. L’Ukraine a annoncé que Boutcha avait été “libérée”, mais cette ville a été dévastée par les combats : des trous béants provoqués par des obus dans des immeubles d’habitation et de nombreuses carcasses de voitures, ont pu être aperçus.

Morts depuis plusieurs jours

Saisir la vingtaine de cadavres découverts dans une rue de Boucha se trouvant sur le trottoir ou sur le bord du trottoir. Trois étaient au milieu de la chaussée et un autre dans la cour d’une maison. Un passeport ukrainien ouvert reposait sur le sol à côté de la personne qui avait les mains attachées derrière le dos avec un morceau de tissu blanc.

Tous les hommes morts portaient des manteaux d’hiver, des vestes ou des hauts de survêtement, des jeans ou des bas de jogging et des baskets ou des bottes. Deux d’entre eux gisaient près de bicyclettes, un autre à côté d’une voiture abandonnée. Certains étaient couchés sur le dos, tandis que d’autres étaient à plat ventre.

La peau des visages avait un aspect cireux jours, laissant penser que les cadavres étaient là depuis au moins plusieurs.

Près de 300 personnes enterrées

Près de 300 personnes ont, par ailleurs, au total dû être enterrées “dans des fosses communes” à Boutcha, a déclaré son maire Anatoly Fedorouk.

“À Boutcha, nous avons déjà enterré 280 personnes dans des fosses communes”, car il était impossible de le faire dans les trois cimetières de la municipalité, tous à portée de tir des militaires russes, at-il dit au téléphone.

Selon lui, le nombre de morts est difficile à établir : “Dans certaines rues, on voit 15 à 20 cadavres sur le sol, mais je ne peux pas dire combien il y en a encore dans des cours, derrière les palissades”. “Tant que les démineurs ne sont pas passés pour les vérifier, il est déconseillé de les ramasser” car ils peuvent être piégés, at-il encore dit, avant de conclure : “Ce sont les conséquences de l’occupation russe, des agissements” de l’ennemi.

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