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Atos, la contestation monte contre le conseil d’administration

La présentation, le 14 juin, du nouveau plan stratégique par Rodolphe Belmer, directeur général d’émissionnaire et désavoué par son conseil d’administration moins de six mois après son arrivée, a été le coup de trop. Depuis, les actionnaires d’Atos, numéro deux européen des services informatiques, ne décolèrent pas face à un cours de Bourse divisé par deux en trois semaines. Selon les informations du Mondeplusieurs d’entre eux ont écrit au conseil d’administration pour demander le départ du président, Bertrand Meunier. « On n’a jamais vu un plan présenté par un directeur général sur le départ justement parce qu’il n’est pas d’accord avec ce plan »tonne Frédéric Genevrier, cofondateur d’OFG Recherche, une société d’analyse qui conseille de grands investisseurs sur les questions de gouvernance des entreprises, pour qui « La responsabilité du conseil, et en particulier celle de Bertrand Meunier, qui le préside, est immense. Tout vient de là ».

« Les discussions avec les actionnaires sont confidentielles »répond Bertrand Meunier, tout en ne s’étonnant pas que « Dans une période comme celle qu’Atos connaît, les interrogations sont plus nombreuses. Comment pourrait-il être autrement ? ». Le président d’Atos évoque un « dialogue permanent avec les actionnaires, qu’ils soient petits ou grands » et dit répondre « aux questions des fonds d’investissement avec le plus grand sérieux pour leur apporter les éclairages qu’ils n’ont pas ».

Devenu président d’Atos au moment du départ, en novembre 2019, à la Commission européenne de l’ancien PDG, Thierry Breton, M. Meunier se retrouve aujourd’hui en première ligne face aux critiques. Le choix de Rodolphe Belmer, débauché de la direction générale d’Eutelsat, pour prendre la tête du groupe en janvier sans processus de sélection interne a provoqué des vagues dans le groupe.

Edouard Philippe attentif à la situation

Plusieurs cadres importants ont quitté la maison. Ce choix une surprise aussi à l’extérieur et alimenté le divorce avec le conseil. Lors de l’assemblée générale du 18 mai, les actionnaires ont exprimé leur grogne en votant à 31,6 % contre le luxueux package de rémunération accordé par le conseil à M. Belmer : 2,4 millions d’euros de rémunération annuelle (fixe et variable), plus des clauses d’indemnités de départ et de non-concurrence, pouvant représenter jusqu’à trois ans et demi de rémunération annuelle. M. Belmer a accepté de réduire à neuf mois ses indemnités de départ, contre deux ans autorisés, soit un montant de 1,8 million d’euros. Sa clause de non-concurrence ne sera pas activée.

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