4e dose pour les plus de 65 ans à risque : voici les arguments de la HAS en faveur d’un nouveau rappel

4e dose pour les plus de 65 ans à risque : voici les arguments de la HAS en faveur d'un nouveau rappel
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Vendredi 18 mars, la Haute autorité de santé (HAS) s’est prononcée en faveur de l’ouverture d’une 4e dose de vaccin contre le Covid pour les personnes de plus de 65 ans à risque, sur la base du volontariat. Quels sont les arguments en faveur d’un rappel vaccinal supplémentaire ?

Si le pass vaccinal est suspendu, la vaccination, elle, reste bien d’actualité. À tel point qu’après l’annonce de l’ouverture d’une 4e dose possible pour les plus de 80 ans, la HAS s’est prononcée ce 18 mars en faveur de l’administration de cette 4e dose pour les personnes de plus de 65 ans”qui le souhaite et qui sont soit à très haut risque de forme sévère de la malamourir, soit polypathologiques”.

Vulnérabilité

Le principal argument de la HAS en faveur de l’administration d’une nouvelle dose de rappel contre le Covid réside dans la fragilité de cette tranche de population face à la maladie. En effet, la 4e dose a déjà été recommandée pour les plus de 80 ans et les personnes immunodéprimées, ou la HAS souligne la vulnérabilité des plus de 65 ans.

“Les dernières données épidémiologiques françaises disponibles ont démontré que ce sont toujours les personnes âgées de 65 ans et plus qui restent les plus à risque de développer une forme grave de la maladie et de décéder”, indique le communiqué, indiqué qu’au 10 mars, “les plus de 60 ans augmentent ainsi 80 % des patients hospitalisés avec Covid-19”.

Diminution de l’efficacité du vaccin

La HAS s’appuie également sur plusieurs études pour recommander ce nouveau rappel. Tout d’abord en rappelant que les personnes ayant effectué un rappel présentent une meilleure protection contre le virus que celles n’ayant qu’un schéma de primo-vaccination. Ensuite, parce que ces mêmes études démontrent en revanche que “la protection conférée par la dose de rappel commence à diminuer après 3 mois chez les personnes de 60 ans et plus”.

Ainsi, pour les plus fragiles, rebooster l’immunité par la stimulation d’une nouvelle dose de rappel apparaît bénéfique pour la HAS.

Six mois d’intervalle

Dans son communiqué, la HAS précise que cette recommandation d’effectuer une 4e dose ne s’adresse pas à l’ensemble de la population compte tenu du contexte actuel de campagne de vaccination rapprochée et face aux “incertitudes relatives à la persistance de l’ efficacité vaccinale d’un deuxième rappel”.

D’ailleurs “pour ne pas réduire l’adhésion de la population à la vaccination par des rappels trop fréquents, la HAS recommande en cas de second rappel de respecter de préférence un intervalle d’au moins 6 mois avec le premier rappel”, indique le communiqué.

Rappelons en revanche que le gouvernement a proposé aux personnes immunodéprimées et de plus de 80 ans de recevoir une dose de rappel dès 3 mois après l’injection de leur dernière dose.

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